SCÈNE VIH
Les mêmes, moins MINA et CATHERINE.
SCHLAWAG.
A propos, j’ai un ordre à donner, une proclamation à faire afficher dans le village... avez-vous là de quoi écrire?
Voilà, voilà, monsieur le brigadier... (Appelant.) Pierre!... une plume, de l’encre, du papier... ici... sur cette table... (Le garçon
apporte ce qu’il faut pour écrire.)
SCHLAWAG.
Bien... (U se met à écrire.)
JEAN, prenant ReYnold à l'écart.
Certainement, camarade, j’aurais été bien aise de vous sau ver... mais...
REYNOLD
Impossible de m’échapper... des sentinelles veillent partout.
JEAN
Je ne dis pas... mais vous voyez, ces damnés soldats vont rester tout à fait ici, et... je ne peux pas.
REYNOLD, bas.
Je vous comprends...
JEAN
Je vous ai prêté mon habit, je vous ai prêté ma fiancée, mais je n’ai pas l’intention de vous les donner... l’habit peut-être encore... mais la fiancée...
REYNOLD
Vous avez raison... je sais ce qui me reste à faire... et je vais me dénoncer à l’instant.
JEAN, le poussant Tcrs Schlawag qui écrit.
Eh! bien, faites, camarade, faites...
REYNOLD
Monsieur le brigadier, j’ai un mot à vous dire.
SCHLAWAG.
A moi, l’ami? Dans un instant je finis... et je suis à vous...
JEAN, allant à la table.
Oui, il voudrait vous parler pour...
REYNOLD, k l’écart.
Adieu donc, mon beau rêve, adieu ma dernière espérance.
JEAN
Oh! la belle main! Dieu ! la belle écriture!...
SCHLAWAG, flatté.
Mais oui... mais oui.
JEAN
Oh ! une écriture!... elest moulé !... et lisible !.. Qu’est-ce que vous écrivez-donc là?...
SCHLAWAG.
Eh bien, lisez ..