‹ L'habitation byzantineChapitre 34 sur 58 · TRONE ET CHAIRE · texte numérisé non relu

TRONE ET CHAIRE

mosaïques du monastère de daphni

XI" SIÈCLE

DU VI' AU XV" SIÈCLE I43

de kiosques à la turque et coupées de rampes ou d'escaliers conduisant au palais sacré ou au Boucoléon.

On peut ajouter, sans crainte de se tromper, qu'il existait, en outre, plusieurs jardins potagers munis de treilles et d'arbres fruitiers. Les jardins orientaux, et l'on peut s'en convaincre en visitant les jardins historiques du sud de l'Espagne, de l'Algérie, de la Turquie, de l'Egypte, contiennent toujours un grand nombre d'arbres fruitiers.

Les jardins d'Orient et d'Extrême-Orient, quels qu'ils soient, sont, en principe, petits, mesquins et extrêmement réguliers. Les fameux jardins du roi de Lahore consistent en quelques massifs d'arbres coupés en échiquier par des allées droites, arrosés de maigres ruisselets. Les jardins indochinois et chinois ne dépassent pas quelques mètres de superficie, sauf ceux du palais impérial qui ne sont, à vrai dire, que des bosquets accompagnant un grand nombre d'habitations et de pavillons isolés. Leur ensemble forme un parc.

A notre avis, les jardins du palais impérial devaient être de médiocre étendue et cela pour deux raisons : i° parce que les grands jardins ou parcs ne rentrent pas dans les habitudes orientales; 2° parce que l'espace dont on disposait, déjà fort restreint, était diminué par la présence de plusieurs palais qui, tous, on peut en être certain, disposaient d'un petit jardin spécial encadrant les constructions. Les parcs de Pass}- ou des environs de Paris, entremêlés de maisons de rapport, doivent donner, croj-onsnous, une idée assez approchée, mais très embellie, des jardins des palais de B3^zance.

Il existait pourtant de grands parcs, mais ils étaient loin de la ville et généralement de l'autre côté du Bosphore. C'étaient des rendez-vous de chasse ou d'immenses réserves remplies de gibiers de toute espèce et même d'animaux sauvages. L'un de ces parcs, toutefois, était aux portes de la ville: c'était celui du château de Philopation, situé non loin des Blachernes. Il en est question dans le récit du vo3'age du roi de France Louis VII, en 1 14g (Odo de Diogilo, III, 31. Richter, 1044) : « Il 3' avait, en avant de la « ville, un beau et vaste parc entouré de murs qui contenait toute sorte de « gibier, avec des ruisseaux'|et des jardins qui servaient de repaires aux « bêtes. En cet endroit agréable brillaient quelques palais que l'empereur « avait construits pour jouir de la fraîcheur de l'été et qui étaient d'un luxe « extraordinaire. Il a été pillé par l'empereur Alexandre. »

Ces palais, situés hors des murs, avaient non seulement de vastes dépendances, mais encore des hippodromes privés : « L'empereur Michel s'oc- « cupait de courses de chevaux dans le palais et la Propontide où se

Bassin {Manuscrit de Skylitzès)

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ÉvANGÉLiAiRE de Pa XII* siècle

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Mévologe du Vatican, xf siècle Ménologe du Vatican, xr siècle

(Dessin .édifié' fDessu, recùfié)

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