‹ L'habitation byzantineChapitre 4 sur 58 · MAISONS DE RAPPORT · texte numérisé non relu

MAISONS DE RAPPORT

Dans une ville telle que Rome, où le terrain limité par les fortifications valait nécessairement un prix considérable, l'habitation de la classe moyenne et du peuple ne pouvait être que la maison de rapport, à plusieurs étages, et c'est bien là ce que nous disent Vitruve, Pline et Suétone. Les 47,920 maisons de rapport signalées par le recensement de Victor Publius étaient des maisons à cinq ou six étages.

« Si on ne faisait les murs que d'un « pied et demi de large, dit Vitruve, ils « ne pourraient supporter qu'un étage, ce « qui serait fâcheux dans une ville comme « Rome qui a nécessairement besoin, pour « loger le nombre infini de ses habitants, « que la hauteur de ses édifices compense

« le défaut de place, etc De plus, la

« multiplicité des étages et des balcons « qu'on }' fait rend les habitations fort « belles. ))

Le conseil du célèbre architecte fut si

Fresque de la maison de Livie, a Ro

bien suivi que l'empereur Auguste, d'après Strabon, dut intervenir pour empêcher les entrepreneurs de donner à leurs constructions une hauteur

.Metz (d'après Montfaucon, Antiquité

xpliqu

supérieure à soixante-dix pieds, soit vingt mètres, ce qui correspond à des maisons de cinq à six étages. Néron fut plus sévère encore et fixa ce chiffre à dix-sept mètres. On s'était aperçu, en effet, du danger que courraient les habitants de ces édifices élevés, non seulement en cas d'incendie, mais encore en temps d'inondations. Peut-être aussi les murs manquaient-ils de solidité.

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