‹ L'habitation ouvrière à NancyChapitre 44 sur 56 · ŒUVRES PATRONALES · texte numérisé non relu

ŒUVRES PATRONALES

Un certain nombre d’industriels nancéiens, qui ont intérêt à maintenir la stabilité de leur personnel et sont souvent animés d’un certain degré de philanthropie ont accompagné leur installation de la construction de nombreuses habitations ouvrières.

L'une des plus importantes est la cité ouvrière construite par la Filature Lang à Bonsecours. La maison a engagé un

-capital de 425.000 fr. et donne abri à 539 personnes, logées dans #17 pièces formant 118 logements. Les ouvriers payent un loyer représentant 2 °/, du capital total, soit 11.900 fr. tous les ans.

Les cités ouvrières qui sont de véritables casernes ren— dent et rendront encore de grands services, car ce logement collectif est encore supérieur, souvent, à « certaines maisons de rapport où s’entasse le prolétariat, véritables cuves où fermentent sans cesse les germes de la misère physiologique, sociale et morale (1). » Mais, dans certaines

(1) D'Remy-Cocuin. — Les chefs d'industrie en présence de la question de Habitations à bon marché. (Chronique sociale, nov. 1909.)

gr

d’entre elles, les notions les plus élémentaires de l’hygiène sont méconnues. « Ailleurs, l’hygiène est suffisante mais l’on semble avoir ignoré les méfaits qui résultent des paliers, des escaliers, des balcons collectifs lesquels engendrent une promiscuité condamaoable » (1), et tout parti— culièrement l’infidélité conjugale.

On a substitué parfois à ces grands logements collectifs des maisons isolées pour un ou deux ménages. Les conditions hygiéniques y sont respectées, mais les bâtiments ont ‘un aspect d’une désespérante monotonie. Ils ont le tort d’être « égaux pour des individus inégaux » et « ne réalisent pas l'harmonie entre l’homme et le milieu » (2).

Il faut reconnaître cependant que ces maisons isolées sont bien supérieures à la plupart des cités-casernes dont nous venons de parler. :

À Nancy, le nombre des cités ouvrières est restreint; elles se rencontrent surtout dans la banlieue.

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