‹ L'habitation ouvrière à NancyChapitre 6 sur 56 · RME · texte numérisé non relu

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reusement frappé par ces tableaux inoubliables, et persuadé que si, le plus souvent, la misère et la maladie sont. entrées dans un foyer, c’est qu’elles y ont trouvé l'insalubrité, nous nous sommes proposé, sur les conseils de M. le professeur agrégé Perrin, d’étudier ici d’un peu plus près cette grave question de l’hygiène de l'habitation ouvrière à Nancy.

Ce modeste travail nous montrera donc d’abord le mal, ses causes et ses conséquences. Par de nombreuses et délicates enquêtes personnelles, nous avons pu en effet nous rendre compte combien sont multiples les causes qui . empêchent la famille ouvrière de se constituer un foyer et combien il est difficile d’y faire observer les règles les plus élémentaires de l’hygiène lorsque la négligence du locataire vient se joindre à l’insouciance du propriétaire. Nous étudierons ensuite quels remèdes il convient d’apporter à cette situation critique. Nous verrons que philanthropes et hygiénistes ont rivalisé d’ardeur généreuse et désintéressée pour améliorer le foyer des familles ouvrières nancéiennes, en assurer la salubrité, répandre des notions d'hygiène dans le peuple. Quel beau et noble but que celui de chercher à créer à l’ouvrier un foyer gai et agréable qui le retient chez lui, de l’aider à bâtir au besoin des maisons, de lui louer tout au moins un appartement salubre ou d’assainir des immeubles pour y loger les familles nombreuses qu'on ne veut recevoir nulle part !

Les conclusions en seront faciles à déduire. Puisque nous sommes tous émus à la vue des conditions déplorables de l'habitation ouvrière à Nancy, ne nous rendons pas coupables d’indifférence vis-à-vis de ces questions capi-

tales ; favorisons, en nous montrant généreux, les belles œuvres d’assistance par l'habitation. Il faut que le dévouement des riches et celui des pauvres s’unissent dans un mème effort et dans une même action.

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