‹ L'harmonie dans l'Union [microforme]Chapitre 4 sur 40 · CET ISOLEMENT · texte numérisé non relu

CET ISOLEMENT

de la guerre enfin terminée, n’a certainement pas fermé la porte à une réconciliation possible et également honorable pour Ontario et Québec.

La province de Québec peut et devra— bientôt, je l'espère, —sortir de l’isolement dans lequel elle a été acculée.

En appréciant une situation comme celle que j'ai étudiée au foyer même du déchaînement des passions surexcitées qui ont paru soulever la province d’Ontario contre la nôtre, on admettra avec moi qu’il faut se garer 2vec soin contre les illusions d’un optimisme exagéré, et aussi contre les anxiétés d’un pessimisme déprimant.

Pour juger sainement dans de se nblables circonstances, il faut faire appel aux ressources d’une observation intense, éclairée, juste et impartiale. L'observation ne peut avoir es qualités que si elle se fait de haut, bien au-dessus des préjugés et des préventions qui la rendraient vaine et fausse en obscurcissant sa vision.

Au lieu de s'épanouir dans la clarté de la

vérité, elle se Poursuivrait dans l’ovacité d'opinions préconçues. Et, cons. uemment, elle serait sans valeur aucune pour

le bien, mais absolument nuisible à l’intérêt public.

ce sur la province généralement, je me suis attaché, en premier lieu, à me former une solide opinion sur le sens vrai du vote ontarien, lors des dernières élections générales fédérales. Mon expérience des choses électorales, au Cours des cinquante années commencées avec l’Union des Provinces, m'était d’un grand secours Pour m'aider à séparer un écheveau assurément assez mêlé.

Sur bien des choses, est porté à juger du parti

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