Fléchier, Oraison funèbre de Turenne
2. Cic. In Verrem de supplie, n' 1. Jeue vois personne, messieurs, qui ne soit convaincu que Verres a pillé ouvertement tout ce que la Sicile renfermait de sacré et de profane, soit chez les particuliers, soit dans les lieux publics; et, qu'oubliant tout sentiment de religion et de bienséance, il n'y a point de rapines et de brigandages dont il ne se soit rendu coupable. (Trad. de de Wailly.)
3. Isocr.. Pane'gyr, n" 16. Si quelqu'un pense qu'il fera quelque bien aux autres avant d'avoir réconcilié les chefs, assurément il n'a pas une bonne pensée et se trouve fort loin de la vérité.
4. Thèses supplémentaires, etc., n" VIII, écl. ii. Cours supérieur de grammaire, t. II, 1. I, chap. iv. Voyez aussi la Revue de l'instr. publique, du 13 juillet 1865.
C'est la définition qu'en donne Aristote dans sa iJ/iétorique{lU,vm, § 1). Il répète dans sa Poétique (ch.iv, n° 2) que les vers sont des parties de rhylhmes.
Quintilien dit après lui, dans son Institution de l'orateur (IX, IV, w 50), que les rhythmes (le discours rhythmé) peuvent s'étendre indéfiniment, tandis que les vers sont déterminés et ont certaines clausules. II dit surtout (n" 114) que les vers se sont d'abord produits sans art, et qu'ils sont nés de l'observation de
prolalions semblables, poema similiter decurren-
tium spaliorum observatione esse generatum.
Denys d'Halicarnasse exprime la même idée quand il reprocbe à Isocrate de donner àses pensées une tournure périodique arrondie, pleine de nombre et qui difïère à peine du rhythme poétique ^
Saint Augustin enfin, dans son De musica (III, viii, n° 19), dit qu'on appelle vers tout ce qui est prononcé de manière à flatter l'oreille par une certaine égalité, quod sensum quadam œquabilitate demulcet.
Il n'y a donc pas de doute sur la vraie nature des vers. La raison et les témoignages anciens sont làdessus d'accord. Les vers sont nés, avant aucune espèce de règles, de la sensation agréable que fait éprouver un discours rhythmé coupé en parties à peu près semblables.
Nous avons de ces vers en français dans les chansons I sans art que font nos paysans , nos ouvriers , nos soldats. Nous les avons encore dans un certain nombie de proverbes qui nous sont parvenus de temps très-anciens, et suivent quelquefois, souvent aussi ne suivent pas nos règles de versification.
Petite pluie abat gr.and yçat.