‹ L'Héliothérapie: Historique, Physiologie, Technique: Son Application à la Cure des BacillosesChapitre 7 sur 8 · AR AS, JA · texte numérisé non relu

AR AS, JA

contre-indication, bénéficie, traitée avec prudence, du traite-

ment par l'insolation.

Tuberculose pulmonaire

Vivement critiquée par les uns, défendue par les autres, la cure héliothérapique de la tuberculose pulmonaire s'avère aujourd’hui comme un des meilleurs, sinon le meilleur traitement.

La raison en est double : là comme partout se fait sentir, tout d'abord, l'action bactériolytique et ‘antiseptique des rayons solaires, si pénétrants que Malgat, dans une expérience bien connue, à pu impressionner, au travers d'un tho- . rax, une plaque photographique. En outre, la dilatation des capillaires cutanés entraîne la décongestion des organes internes, soumis de plus à l’action tonique merveilleuse des rayons solaires.

Ce sont les formes torpides, nous dit Burnaud, qui bénéficient le plus du traitement héliothérapique.

Hensler, dans une étude très complète lue en 1915 au Congrès de Médecine de Bucarest, indique comme le plus facilement curables, les formes fibreuses et bronchitiques chroniques. Les granulées discrètes, cavitaires stationnaires, et la Spleno-pneumonie, lui ont donné des résultats moins nets.

Les contre-indications sont peu nombreuses et une tech-

nique prudente arrivera facilement à éviter les poussées con-

gestives et fébriles : il suffira d’aller graduellement et de tâter le sujet dans ses réactions.

Le degré des lésions importe bien moins que la marche aiguë du mal, et tel. tuberculeux cavitaire supportera plus facilement la cure solaire qu’un phtisique au début, mais chez lequel la tuberculose évolue d'emblée avec des symptômes bruyants.

Et Rollier, dont la compétence est si grande en héliothérapie, ne redoute pas de soumettre ses malades, même fébriles et hémoptoïques, à l’action des rayons solaires prudem-

ment dosés.

Tuberculoses cutanées

Les gommes tuberculeuses, traitées par l’héliothérapie générale, sont très rapidement amendées. |

Le lupus est plus rebelle, comme il l’est d’ailleurs à toute thérapeutique.

Darbois classe les lupus en quatre catégories, au point de l’activité des rayons solaires : |

1° Petits lupus, où le traitement par la lumière agit de façon admirable;

2° Lupus moyens, où l’héliothérapie donne des cicatrices parfaites;

3° Lupus étendus, pour lesquels 1! conseille l’excision sui-

vie de greffes;

4° Grands lupus, pour lesquels Paction solaire doit être précédée de raclage.

Armand Delille préconise, dans le lupus, le traitement par

la concentration des rayons lumineux selon la méthode de

Fensen. (Planche n° 3)

Coxailgie

L'action de l’héliothérapie est remarquable dans la coxalgie : les fistules se tarissent, les abcès s'affaissent, surtout si la ponction vient aider l’action thérapeutique du soleil. Souvent, enfin, action remarquable du traitement, la fonction articulaire se rétablit (Poucet et Leriche) et les muscles reprennent leur tonus. :

L'extension continue sur lit dur, pour éviter les positions vicieuses — « Un matelas qui s'enfonce, c’est une position vicieuse qui s'établit » (Rollier), — combinée à l’insolation large sous plâtre fenêtré ou même sans plâtre, immobilisa-

tion, constituent les éléments de la cure.

Mal de Pott

Le traitement du mal de Pott doit tendre, non pas à rompre des adhérences, mais à les consolider et à déterminer, au niveau des vertèbres immédiatement supérieures et inférieu-

res, une courbure de compensation.

Aussi faut-il combiner l’action de l'immobilisation à celle des rayons solaires.

Comme dans toutes les autres affections bacillaires, un des premiers résultats consiste en la sédation de la douleur. Les abcès, les fistules se tarissent ensuite et l’état général du malade s'améliore rapidement.

Les statistiques de Leysin donnent les résultats les plus probants :

Sur 37 enfants, 31 guérisons;

Sur 59 adultes, 46 guérisons.

Mortalité abaissée de 30 à 6 %.

« Les cas les moins favorables sont les lésions fistulisées, mais, fait paradoxal, le nombre de guérisons est plus élevé dans les cas avec suppurations fermées que dans les cas sans abcès. » (Aimes.)

La technique préconisée par Aimes, de Montpellier est la plus simple, la plus facile à improviser.

« Notre appareil, dit-il, est très simple. C'est un brancard servant habituellement au transport des malades, dont nous avons enlevé la partie supérieure.

« Entre les deux longues traverses parallèles formant le corps du brancard, nous avons placé deux larges courroies. Le malade est couché à plat ventre sur ces deux courroies, de façon que la gibbosité corresponde à l'intervalle qui les sépare.

Un coussin est placé sous le thorax, la colonne vertébrale

se met en extension et la gibbosité se redresse. Le sujet peut

être ainsi couché facilement et sans fatigue pendant de lon-

gues heures. La lecture est possible. » (Planche n° 4.

Arthrites bacillaires du genou

Immobilhisation dans un appareil largement fenêtré, correction des positions vicieuses par extension continue, et insolation, telle est la technique de la cure. Poucet et Leriche y joignent la révulsion iguée.

La guérison est généralement longue à cbtenir. Witmer estime que le laps de temps normal atteint un an au moins, la gonarthrite étant la localisation bacillaire la plus tenace.

Toutefois, 1l faut ajouter que l'enfant, plus sensible à l'héliothérapie, guérit en un temps beaucoup moins long.

(Planche n° 4.)

Tuberculoses du Thorax et du Bassin

Les effets de l'héliothérapie sur les lésions costales et sternales bacillaires sont souvent remarquables, surtout étant donnés les résultats médiocres de l'intervention chirurgicale.

Rollier cite deux observations très suggestives sur ce point.

Dans la première, il s’agit d'une malade jeune, atteinte d'un abcès en imminence d'ouverture, situé au niveau de la huitième côte, en arrière. Deux ponctions et la cure héliothérapique amenèrent la guérison en sept mois.

La deuxième observation concerne un bacillaire atteint de

trois foyers bacillaires de la région antérieure du thorax, dont

PLaxcne N° 4

Après quinze mois de cure solaire.

Mal de Pott dorso-lombaire. Guérison de la paraplég'e, Pcraplégie. Atrophie musculaire. de la gibbosité. Amélioration de Ja musculature et de l’état général.

Sujet de 45 ans. Tuberculose pulmonaire. Arthrite du genou gauche. Atrophie musculaire.

Le même sujet après traitement héliothérapique. Retour à la fonction articulaire. Réfection de la musculature.

Steele À Are un sternal. Une résection avait entraîné la production d’une vaste plaie suppurante. La cure solaire amena la guérison en onze mois.

Enfin, Aimes cite la guérison rapide d’une fistule pleuroparictale à trajets multiples.

Les ostéites sacro-iliaques, qui sont toujours d’un mauvais pronostic, se guérissent surtout à l’état de tuberculoses fermées.

« C'est une affection grave qui guérit lentement, quoiqu'elle guérisse toujours lorsqu'elle est fermée. Lorsqu'il y a fistule et infection mixte, le pronostic en devient par contre très sombre. » (Rollier.) |

Cet auteur a publié des observations remarquables, à ce

sujet.

Tuberculoses des Membres supérieurs

La tuberculose de l'épaule est toujours justiciable de l’héliothérapie, sauf la carie sèche (Poucet). L’immobilisation est nécessaire, mais souvent le poids du bras est suffisant pour obtenir la contre-extension.

S'il est nécessaire, on peut accrocher du poids au coude du malade.

Rollier cite huit cas de guérison, dont quatre avec réta-

Huserient dés mouveménts: articulaires.

Le coude, dit Witmer, à tendance à guérir, en général,

avec retour à la fonction. Les résultats sont meilleurs que

dans la scapulalgie et Rollier cite vingt-huit cas de guérison radicale, dont vingt avec retour à la fonction.

La tuberculose du poignet, grave au point de vue fonctionnel et que l’intervention ne réussit pas toujours à guérir, est traitée avec des résultats remarquables par la cure solaire avec immobilisation.

Le spina dentosa guérit également très bien, et Vignard nous dit :

« Pour le spina ventosa chez les enfants, je ne connais pas de traitement plus efficace que l'héliothérapie, » (Planche

numéro 6.)

Adénopathie trachéo-bronchique

L’adénopathie trachéo-bronchique est une des affections qui bénéficient le plus de la cure solaire.

Sa tendance naturelle à la guérison est hâtée par l’amélioration de l’état général, vivement stimulée par les rayons

solaires.

La courbe thermique se régularise, la toux cesse, les mensurations thoraciques permettent de constater le développement régulier de là poitrine. L'examen radiographique mon-

tre la sclérose ganglionnaire et la régression de l'adénopathie.

La technique consiste en l’immobilisation au lit jusqu'à l’abaissement thermique, puis à l’insolation graduée et prudente, basée sur les réactions générales du malade. (Planche

numéro 7.)

Après un an de cure solaire.

Elimination du fongus et cicatrisation.

nee LR RTE TS

Adénopathie trachéo-bronchique. Exsudat pleurétique à la base droite. |

Guérison de . Retour

Rétraction du thorax. à

l'adénopathie: Résorption de l’exsudat.

du thorax à l’ampliation normale.

Héliothérapie du Larynx

Sorgo, Stillman, Kunwald, Collet, Alexandre, ont démontré, par des observations déjà nombreuses, l'efficacité de la cure solaire dans les bacilloses du larynx.

« C'est un mode de traitement qui donne des améliorations que ne procure dans le même temps, au même degré, aucune autre thérapeutique. » (Kunwald.)

La cure est active, surtout dans les cas uloérations superhcielles de la muqueuse, dans les infiltrations formant tumeur; elle l’est moins dans les cas d'infiltration rouge diffuse. L'adème semble ne pas être une contre-indication. (Jessens.)

Le procédé de Sorgo et celui d'Alexandre (de Hauteville) permettent une insolation plus parfaite que l’insolation directe.

Sorgo utilise, tout d’abord, l’adrénaline en badigeonnage pour faciliter la pénétration des rayons solaires. Puis, le malade dirige les rayons lumineux sur son voile du palais au moyen d’un miroir ordinaire, et ces rayons, réfractés par un miroir laryngien placé sur la face postérieure du pharynx, vont insoler la région atteinte.

L'autolaryngoscope d'Alexandre présente des facilités d'emploi et permet une surveillance médicale très appréciable.

Le schéma ci-dessous montre clairement la structure de

l'appareil. Le grand miroir, percé d’un orifice pour la sur-

veillance, par le médecin, de la bonne marche des rayons, sert de réflecteur.

Le petit miroir sert de guide au malade.

Ils sont tous les deux mobiles, pour permettre de graduer l'intensité solaire suivant le lieu et la saison. Le miroir laryngien est nécessaire, comme dans le procédé de Sorgo.

L'insolation débutera par des séances de cinq minutes pour arriver à une demi-heure ou une heure deux fois par

Jour.

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Schéma de l'appareil du Docteur Alexandre.

Technique de la Cure solaire

Depuis que le traitement solaire a pris en thérapeutique l'importance que l’on sait, des doctrinaires très convaincus de part et d'autre, ont tenté de démontrer, les uns la seule efficacité de la cure hélio-marine, les autres du traitement

hélio-rinique. Dans leur exclusivisme, les partisans de la cure

marine et les protagonistes des stations d'altitude admettent,

sans conteste possible, la prééminence absolue de leur situation chmatérique.

De leurs polémiques, d’ailleurs, s'est dégagée cette notion précise : que l'héliothérapie est praticable partout. La mer et ‘la montagne ne sont que des adjuvants de la cure et certains auteurs, non des moindres, ont obtenu des résultats remarquables en plaine et même dans l'atmosphère des grandes villes. |

Bardenheuer, à Cologne, malgré des conditions défavorables de climat; Poncet, à Lyon; Hervé, à Lamothe; Beu-

vron, Dufour, à l’hôpital Broussais, sont parvenus à des suc-

cès qui ne laissent aucun doute sur la possibilité de pratiquer partout la cure solaire.

Et ceci ne manque pas d'intérêt, si l'on songe que la grande majorité de nos bacillaires se recrute dans les milieux où les moyens pécuniaires ne permettraient pas les frais de cures à la mer ou l'altitude; et le sanatorium n’est guère accessible, malheureusement, qu’au riche.

Tout malade discipliné, possédant un espace clos ensojeillé, peut, sous surveillance médicale, se soumettre chez lui à la cure héliothérapique et en retirer tous les bénéfices que lui donnerait le séjour dans les sanatoria les plus coûteux.

« Le soleil, dit Cerf, a les mêmes vertus curatives partout, aussi bien en ville qu'au milieu de la campagne. »

Théoriquement, rien de plus simple que la cure solaire, puisqu'elle réside uniquement en l'exposition de la surface du corps aux rayons lumineux.

En pratique, le traitement est plus complexe, et deux lois

régissent toute héliothérapie bien comprise :

1° Les rayons solaires ne doivent être te reptes par aucun corps, et l’insolation doit frapper les tiguments de façon directe;

2° La surface des téguments sera exposée entièrement aux radiations lumineuses.

La cure héliothérapique se fera donc le corps nu, sauf pour le débutant qu'il s’agit d'aguerrir. « Le bain de soleil ne comporte pas plus de costume qu'un bain d’eau. » (Aimes.)

Toutefois, il peut être utile chez certains sujets nerveux ou

Er

frappés de déchéance cardiaque, de préserver certaines régions susceptibles (région précordiale, nuque, thorax) soit par un simple mouchoir, un linge humide. Les yeux ‘seront protégés par le port de verres fumés ou, mieux, colorés en jaune ou en vert.

Pas de galeries vitrées qui absorbent une partie des rayons actiniques : un espace clos à Pair libre, un balcon aménagé, une chambre largement pourvue de baies en regard du midi, seront excellents pour aménager un local de cure.

Maïs si l’héliothérapie doit être directe, notre seconde proposition impose l'insolation totale. C'est la condition essentielle pour obtenir toute l’action tonique et les modifications puissantes du métabolisme humoral que nous avons déjà décrits. Si des motifs climatériques ou la répugnance invincible du malade nous obligent à une insolation régionale, du moins faut-il qu'elle soit le plus large possible.

Du reste, l'insolation totale ne sera obtenue que progressivement. Witmer recommande de commencer par l'insolation des extrémités, en augmentant graduellement la surface découverte. Rollier met six jours pour arriver à l’héliothérapie totale. Heusler arrive en quatre Jours au même résultat.

L'horaire de la cure ne manque pas d'importance : parmi les auteurs, les uns sont partisans du bain matutinal, d’autres préconisent le bain méridien.

Sous nos climats, il semble que la question doive se tran-

cher ainsi :

Dans la saison estivale, par les grandes chaleurs, l’inso-

lation matutinale doit être préférée. Rikli commençait le bain de lumière avant l'aurore et Guimbail nous dit que « le moment lumineux vraiment thérapeutique est celui des premiers rayons du soleil ».

Mais, pendant l'hiver, l'obliquité des rayons solaires, le froid vraiment excessif, obligent à une insolation plus rapprochée du milieu du jour, le moment le plus favorable étant entre 10 et 14 heures.

La cure sera commencée de préférence à la fin du printemps ou au début de l'été. L'hiver est d’une difficile accoutumance, sauf dans des conditions climatériques spéciales, et les grandes chaleurs de l'été entraînent souvent, jointes à la cure, une dépression excessive. Il faut d’ailleurs se hâter de dire que ces nuances intéressent presque uniquement le débu-

tant qui, une fois initié, continuera sa cure en toutes saisons.

Le bain tiède est hygiéniquement le meilleur. Supportable par tous les tempéraments, longtemps applicable sans fa- Hgue Monteuuis en fait le fondement de la cure. Sa température optima est 37°. Son action sédative, l'impression qu'il laisse de calme et de bien-être en font le bain idéal : c'est toujours par lui qu'il est nécessaire de commencer.

Dans certains cas asthéniques chez des sujets normaux, à titre tonique, on pourra employer le bain frais, d'autant plus bref qu'il est plus froid. Pagès, qui le préconise pour les dyspepsies asthéniques, prescrit 10 minutes de bain frais au soleil levant. Souvent, l'exposition devra être moindre, pour éviter

une réaction trop vive.

Une troisième sorte de bain, par température élevée, « le bain ardent », comme le nomment quelques auteurs, a été préconisé dans les intoxications chroniques, le rhumatisme, le neuro-arthritisme, l'obésité (Rickle, Dausset, Suard). La sudation profuse rapidement provoquée explique l'effet désintoxiquant « de ce bain, qui doit toutefois être surveillé en raison des malaises dépressifs qu'une transpiration abusive peut produire. Du reste, un bref repos et quelques ablutions froides suffiront le plus souvent à dissiper tout accident.

Dans l’héliothérapie qui nos occupe particulièrement, celle des diverses bacilloses, le bain tiède sera celui que nous devons préférer et même employer exclusivement, sauf peut-être à la fin de la cure, où le bain frais pourra, par son action tonique, parfaire notre traitement.

La durée du bain sera soigneusement graduée. Certains auteurs, tels que Monteuuis, voudraient que l’héliothérapie fût continue; mais, dans la pratique, une insolation par trop prolongée provoque des accidents d’excitation et de dépression avec hyperthonie, qui obligent à plus de circonspection. La pratique de Aimes paraît la plus profitable :

Deux ou trois séances de cinq minutes le premier jour;

Deux séances de dix minutes après le deuxième jour;

Trois séances de dix minutes le troisième jour;

Deux séances de 30 minutes après le huitième jour.

Le malade exposara, tantôt la partie antérieure, tantôt la partie postérieure du corps, par « retournements », et cha-

que bain sera suivi de quelques minutes d'exercice.

Dans la majorité des cas, le bain ne sera pris ni immédiatement avant, ni immédiatement après le repas, et il sera préférable de s'abstenir de toute alimentation pendant le bain. Aimes, toutefois, laisse boire du petit lait à ses malades pendant les séances d’héliothérapie gynécologique.

Et nous sommes amené à étudier, enfin, le lieu et le dispositif les plus favorables à l'insolation.

Ici encore, deux méthodes ont la faveur : celle du plein air, celle de l'abri clos, la première surtout applicable pendant la belle saison, la seconde durant l'hiver.

Un modeste jardin, un espace clos, bien abrité par un mur ou un dispositif quelconque contre les vents régnant, une terrasse : tels sont les lieux que lon peut utiliser pour le bain de lumière en plein air. On les choisira autant que possible ouverts ou tournés vers le sud, sud-ouest, et on y réalisera aisément, avec des tentures ou des planches, un « md de soleil », selon les préceptes de Monteuuis.

À défaut d'un espace à découvert et pour l’héliothérapie hivernale, une pièce vaste, bien exposée et aérée, fenêtrée largement, donnera toute satisfaction; le baigneur s'exposera aux rayons solaires le plus largement possible et, au besoin, se déplacera avec eux.

Les dispositifs les plus simples seront lés meilleurs. Toutefois, comme l’insolation doit être pratiquée dans la position couchée et sur la plus grande surface possible, il y aura

lieu de choisir le procédé qui facilitera le plus ces deux con-

ditions.

Rikli faisait étendre ses malades sur le sol sec ou sur des planches ; un matelas ou quelques couvertures rendront le bain un peu plus confortable, sans masquer inutilement des parties du corps. Un brancard, soit simplement constitué par ses hampes, ses croisillons et la toile de soutien, soit monté sur roues, semble être le dispositif préférable. Facile à transporter et à improviser, suffisamment confortable, il a l’avantage d'assurer l’aération et d'éviter l'accumulation de chaleur inévitable dans un lit ou sur un matelas. Il sera, en outre, facile de lui donner telle inclinaison qu’il sera nécessaire pour permettre l'insolation même quand le soleil déclinant ne donnera que des rayons obliques.

Une chaise-longue en osier pourra être adoptée aussi.

En somme, l’ingéniosité du médecin ou du malade per- . mettront toujours un dispositif donnant toute satisfaction, en se basant sur la commodité de transport, l'aération et la fa-

cilité d’insolation maxima.

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