Id.. XVll, 107. 6. Voir plus haut. p. 2U
l'hellénisme en perse après ALËXANDKE 289
les Séleucides i ; les textes qui les mentionnent sont en désaccord sur leurs noms, leurs situations géographiques et sur les dates d'établissement. Il serait fort utile de savoir, avec quelque approximation, combien de Macédoniens ou de Grecs vinrent en ces contrées avec Alexandre ou après lui ; il n'y faut point songer. Une bonne part des villes qualifiées grecques ne furent pas fondations nouvelles, ni considérables. Souvent le nom local fut grécisé - ; des villages voisins vinrent s'adjoindre à une modeste localité ^ qui reçut un petit noyau de population occidentale. Rien ne nous garantit que ces nouveau-venus aient définitivement choisi l'Orient pour résidence ; le Grec ne s'exile guère sans esprit de retour; c'est un médiocre colon pour les grandes étendues continentales ; à son étroit mercantilisme conviennent bien mieux les îles et les vallées côtières, que relient entre elles quelques heures de navigation. Ces déracinés étaient excusables de se laisser rebuter par un milieu peu adapté à leur race ' ; l'exemple leur venait de haut. Moins de vingt-cinq ans après la mort d'Alexandre, un de leurs rois fondait Antioche, et les suivants s'y établirent à demeure; leur politique devint avant tout méditerranéenne. Ils renoncèrent bien vite à conserver la plupart des territoires de l'Asie Mineure, restés en dehors de l'itinéraire d'Alexandre ; de petites monarchies s'y établirent (Arménie, Pont, Cappadoce), dont les dynasties prétendaient se rattacher à la souche iranienne \ L'ambition monarchique attirait encore parfois les souverains d'Antioche vers les confins orientaux de leur empire ; ils renonçaient à y séjourner. Quand Démétrios alla en Médie chercher des
1. Pour Séleukos !••, qui aurait créé 75 villes, cf. Appien. Syriaca, 57.
,.,"; J''- -'^'oeldeke, Zeilschriff der deufschen Morgenl. Gesellschaft, XXX F Y (iSï)o), p. ;{;{6. '
J. Droysen, Ilf, p. 133.
VM '[^^''^•^^'^a "»e révolte de soldats, colons en Perse (Polyen. Stratagèmes, ' Ml, 40), quon a coutume de placer sous les Séleucides: "il n'est cependant pas impossible que ce fussent des prisonniers de guerre du temps des Achénienides (cf. Bevan, op. cit., I. p. 265, note 8). Cf. encore Diodore, XVllI, 7.25.