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l'hellénisme en perse après ALEXANDRE 301
embarrassante, cite des sanctuaires de héros, notamment de Jason. Mais les Grecs croyaient retrouver leurs dieux chez tous les peuples étrangers ; dans leurs récits sur la Perse fourmillent les mentions d'Ares, Héra, Zeus Asklépios, Athéna, etc. ^ En vérité, il ne s'y trouva que très tard des images des dieux ; auparavant, dans l'opinion générale, l'eau et le feu en tenaient lieu ; pour ce dernier on élevait quelque tréteau - que les Hellènes ont confondu avec leurs autels - mais on n'y accompHssait jamais de sacrifices sanglants. Somme toute, le domaine religieux de
I Iran ne s'ouvrit qu'aux apports sémitiques.
Du moins les croyances grecques s'enrichirent-elles par cette voie de quelques nouveautés ? On admet trop volontiers que l'écrit tendancieux transmis sous le nom de Bérose
a révélé à l'Europe l'astrologie. Celle-ci était déjà connue ^ au moins de quelques esprits, qui proclamaient l'influence' des étoiles fixes sur la destinée humaine et sur le succès des entreprises ; et les nouveaux élèves avaient progressé au point de pouvoir à leur tour accorder des consultations • nous avons, en double version, une lettre du philosophe Bothros a un roi de Perse sur les propriétés du vautour \ On considérait cependant cette « science » comme quelgue l'hose de non grec, et les observateurs des astres s'appelèrent toujours des Chaldéens. Certes, la domination grecque à i^aby one favorisa l'expansion de l'astrologie en Occident • nmis le génie hellénique n'accorda à la magie, à ses spécula' iions troubles et équivoques, qu'une attention distraite,
Caucase voir A. Reinach, Rev. des étude! Juives, Î913!p 30. "
I' 'syTr. onf^^r'' '"''' l'astrologie grecque et celle de Babylone et de
ividsse n „1J11), VII). Il y a eu transmission directe des textes •' " aoudrtut'inr "''""" ^^^^rotogorurn graecorum, VII, part. „, éd.
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une curiosité d'érudit ; pour cette pseudo-science, il fut
surtout un intermédiaire entre l'Iran et Rome \
Voici encore un trait particulier du paganisme grec des derniers siècles. Les tendances individualistes de la société, son activité multiple se reflétèrent dans la religion : les vieilles divinités poliades perdirent leur ancienne prééminence, au profit des puissances naturelles, des dieux à physionomie universelle (Zeus ou Dionysos) et de ceux auxquels on prêtait un rôle nettement spécialisé, comme Hermès ou Asklépios. Vers le même temps on voyait prédominer en Babylonie le « maître du monde », Mardouk, et la grande reine du ciel, Istar. L'évolution était pareille des deux côtés, mais où a-t-elle commencé"?
Nous ne saurions, dans cette revue d'ensemble, omettre le culte royal, qui, chez les Séleucides, se dédoubla en culte du prince régnant et culte dynastique. On admet d'ordinaire que le culte monarchique est né à la fois du culte des
héros helléniques ' et du souvenir de la royauté divine orientale. Mais celle-ci ne se rencontre que chez les Pharaons et dans l'ancien empire babylonien; le style de cour du royaume achéménide ne désigne point comme dieu le Roi des rois. Pourtant le cérémonial habituel lui conférait des hommages qui, chez les Grecs, ne s'adressaient qu'aux dieux \ Et, quelle que soit l'origine réelle, si contestée, dv la déification des princes hellénistiques, l'extrême vénération pour le Grand Roi, qu'un fossé véritable séparait d«^ ses sujets, a dû faciliter l'établissement du culte des Séleu
1. Cumont, Les Religions orientales: p. 246 sq. : du même, Aslrology an i Religion among tlie Greeks and Romans, New-York, 1912 (spécialement p. 3*6-72).
2. Cf. L. R. Farnell, Greece and Babylon, A comparative sketch of mesopotamian, analolian and hellenic religions, London, 4912.
3. Plusiers s'en tiennent à celte seule dérivation ; voir l'historique otim exposé complet dans Kaerst, op. cit., p. 374-4^6 {add. p. 340 sq.) Kaors'appuyant sur l'étude des monnaies, note quelles ne sont pas au type <1 m souverain, à proprement parler, mais d une personnalité déterminée, ^ que ce type a une physionomie franchement grecque. Le prestip'
d'Alexandre aurait tout fait — Observons cependant que sur des pièces 1 porte les cornes d'Ammon.