‹ L'Hellénisation du monde antique [microform]; leçons faites à l'École des hautes études socialesChapitre 118 sur 140 · Connue celle de Dinon (Reuss, op. cit., p · texte numérisé non relu

Connue celle de Dinon (Reuss, op. cit., p

4. Pour les sources d'Eusèbe sur la Babylonie. cf. H. Montzka, Beitrâge zur alten Geschichte, II (1902), p. 351-405.

o. Kaerst, op. L, p. 168 sq. On a parlé d'influence du coded'Hainurabi sur le droit syro-romain, D.H. MuUer, Wiener Zt. f. Kunde d. Morqenlandes, XIX, p. 139-95.

i/hELLÉNISATION du monde ANïI(,>UE

peut-être, sur les monarchies hellénistiques, fut celle du fonctionnarisme égyptien, habitué dès longtemps à une extrême division du travail. 11 est probable néanmoins que le monde grec serait arrivé de lui-même à ce résultat : par l'effet de la critique et de la sophistique, l'Etat est désormais fondé sur la raison ; la philosophie, avec ses innombrables nuances, est la véritable expression de cette époque ; elle se répand partout, domine dans l'entourage des rois, dans les délibérations des assemblées \

Comment les adeptes de cette philosophie allaient-ils se comporter au milieu des vieilles populations d'Asie, pour qui les fondements de la morale et ^ droit étaient contenus dans la religion ? Ceci revient à examiner la pohtique religieuse des Séleucides • . Le peu que nous en savons

la montre libérale : dans les documents sacerdotaux, l'ancienne langue babylonienne resta en usage ; Antiochos lui-même fit apposer des inscriptions en cunéiforme et releva des cultes en décadence ' ; lui et ses successeurs ont accueilli, et peut-être recherché, les hommages des indigènes dans les formes du passé et sous l'invocation de leurs divinités nationales. Séleukos I^^ affecta même de consulter les astrologues chaldéens avant d'élever une cité sur le Tigre \ Déférence de façade que tout cela ; dans la rencontre de la doctrine de Zoroastre avec les idées religieuses helléniques, nulle sorte de compromis n'apparaît ; après bien des siècles, la religion des Parsis (des gens des plateaux) se maintint dans son intégralité \ On ne se heurtait pas ; on vivait côte à côte en s'ignorant. Que d'oppositions d'ailleurs entre les pratiques des deux races * ! En Perse, le culte, dépourvu de temples, se célébrait en plein air ; Strabon \ assertion plus

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