Cumont, op. cit. p
o. Voir W.-S. Fertçuson, Hellenistic Alhens, London, 11)11, p. 220 sq.
4. Cf. Dictionnait^e des antiquités a.rl. {Lunus, par Adr. Legrand, 1904.
o. Ibid. art. Sabazius. par F. Cumont, V.M Cf. les art. Sahazios et Mè>> du Le.rikon de Rosclier.
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ce n'est point chez les Grecs qu'il trouvait accueil \ mais plutôt dans les colonies juives qui, trompées par une' assonance, le rapprochaient de leur Sabaoth. Les Hellènes s'y trompaient plus encore : ils le confondaient avec Attis, Mên ou Mithra. Au vrai, dans toute cette mythologie étrangère, ils ne se reconnaissaient plus.
Que dire enfin d'un héros déconcertant, sur lequel l'attention fut attirée par des trouvailles ciliciennes - ^ Que ce Sandan soit l'Héraklès assyrien, ou plutôt un personnage mythque originare de Gihcie^ du moins les monnaies hellénistiques de Tarse le représentent complètement transformé en Héraklès grec. Malgré les noms grecs donnés un peu au hasard aux dieux indigènes, l'assimilation réelle se réduit donc à fort peu de chose.
L'œuvre propre des Séleucides, durant leur courte domination en Asie Mineure, fut la fondation de nombreuses villes, en arrière de l'antique rideau ionien, étalé le long de la côte'^ ; et ces villes prirent une physionomie entièrement grecque ; mais quand Rome annexa sa province d'Asie cette dernière seule, dans toute la péninsule, était en majeure part hellénisée ; au delà vivaient des populations très lnistes,,généralement organisées en clans, xaTà xil^^x^^. C'est
1 Kmpire romain qui s'est fait dans ces régions le vrai propai^'ateur de l'hellénisme ; il était tard déjà et tout ce qu'il y put accomplir, ce fut d'étendre une sorte de vernis superficiel qui s'écaiUa à la longue et laissa peu de traces \
M^^sièdr^'n'rT '''^,"' ^"^ l"*'"^"'^ ^"'^" commencement du 1 siècle par 1 initiative de la reme Stratonice. princesse cappadocienne
'^u^:^^ T /;e,-,a.zo.,248). Sur Sabazios-Sabaoth on trouvera la bX ^idiiïuti dans A. Reinach Rev. études Juives, 1913, p. 220-i»3
y 0. Holer, Sandas {Lexikon de Roscher, 1909). * Sur celles-ci, voir plus haut, p. 235.
. ^i-in^ 'i*' ^^'"say, Ciliés and bishoprics of Pkryoia, Oxford I (18951
l'.-amn " ' tlynasUe grecque. Quelques inscriptions ambiguës de
tH jeTn I^^^'"^*^^/ '' ''"^^ "" ''^"^' ^"^' '^ ''' P"^'iq"« dans le m? !m '^^y^"'"^ (^f- °^a Province proconsulaire d Asie, V^vis, 1904, 1J4; . elles avaient surtout l'apparence de la liberté. Rome, bien davan-
HELLËMSATION-.
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Reste une question de toute première importance.
Les historiens de Part se sont très peu souciés de marquer avec précision les influences orientales dans l'art grec d'époque hellénistique *. Elles n'y sont pas chose nouvelle ; l'art ionien, trois siècles plus tôt, les avait ressenties ; elles se renforcent d'autant plus que les grandes écoles de sculpture se trouvent à Rhodes, Tralles, Pergame, très près de rionie, donc sur un terrain tout préparé. Le goût du colossal, dès la période classique, avait inspiré en Grèce quelques œuvres célèbres : Phidias avait fait, pour l'Acropole, une
Athèna de trente pieds de haut ; pour le Parthénon, une statue de culte de trente coudées ; une autre, de proportions comparables, pour le temple de Zeus, à Olympie; on avait construit des temples gigantesques, comme à Ephèse, à Samos, et même en pays dorien, à Agrigente, à Sélinonte. Mais ce goût de l'immense, tout asiatique, s'était rarement manifesté ; à partir d'Alexandre ils se généralise, inspir«^ le Zeus tarentin de Lysippe, qui mesurait, disait-on, soixante pieds de haut, et le colosse de Rhodes ; des terres cuites d'Asie Mineure qui ont la taille des statues ; l'énormo Didymeion. L'Olympieion d'Athènes, œuvre de Pisistrate, était déjà spacieux ; après son écroulement, un roi de Syrie le fit recommencer sur un plan encore plus immense. Et il paraît qu'un sculpteur voulait tailler en figure humaine le mont Athos. A Pergame, un simple autel s'entourait de la prodigieuse construction que l'on sait.
En sculpture, durant l'âge classique, le type idéahs»» prédominait ; aussi le corps nu était-il observé et rendu sans arrière-pensée. A la basse époque, ou bien il s'y attach«\ dans cette société raffinée, une intention voluptueuse ou bien, à l'opposé, on retourne aux préventions de l'Orieii contre le nu absolu ; les sarcophages de Sidon n'offrent p;'plus de figures nues que la majorité des monuments lyciens.
tage, en admit ou toléra la réalité, à la seule condition d'un régime plc;tocralique, qui existait déjà auparavant. Klle favorisait ainsi un des prii cipes essentiels de l'hellénisme.
1. Quelques notations suggestives dans W. Deonna, L'Archéologie, .-'i valeur, ses mélhodes, Paris, 1912, III. p. lOG sq.
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Par contre, on se préoccupe du décor dans le vêtement on détaille les broderies et surtout les franges, ornement d'origine orientale '. On multiplie à plaisir les figures ailées «ui font songer aux grands taureaux babyloniens gardant les portes des palais.
La sculpture historique supplante fréquemment l'ancienne sculpture mythologique. Or, dans l'Iran, les artistes décrivaient en rehef, sur de vastes champs, des événements de la vie nationale ; on voyait à Béhistoun des files de rebelles conduits par un dieu implacable devant le souverain trônant. Pareillement, dès la fin du iv» siècle, les sarcophages déroulent des scènes de bataille, où Perses et Macédomens sont aux prises, traités les uns et les autres dans une note reahste. Alexandre lui-même y est représenté sous des traits qui semblent fidèles. S'il faut croire, pour les bonnes raisons exposées par M. Babelon ^ que les effigies de rois et de satrapes, gravées sur les monnaies de la Perse aché- -nemde, visent à la ressemblance individuelle, on se rappel
lera aussitôt qu'Alexandre eut ses artistes attitrés peintre graveur et statuaire, seuls admis à fixer son image et que désormais, le portrait en général devient un genre en vogue appelé a la même faveur pendant toute l'époque romi Enfin, dans la Grèce d'Europe, l'œuvre d'art, peinture ou sculpture avait surtout pour but de rendre la forme ".naine, et l'on ne mettait rien au-dessus de ce modX L esprit asiatique est plus sensible à la flore et à la faune • il aime le paysage ; rois et princes se délectent dans leurs « paradis ., parcs et jardins ; ils s'y livrent passionnémen a la chasse. Une curiosité naturahste se faiï jour pSisé ment après la conquête macédonienne ; sur 1 s bas-re i s '^ngtemps appelés alexandrins, d'une épithète trop restri^! ne, on voit comme peints, en arrière des personnages des paysages rustiques, fort développés auprès de ceux q;'un arbre, a 1 époque classique, sufiisait à indiquer.