‹ L'Hellénisation du monde antique [microform]; leçons faites à l'École des hautes études socialesChapitre 55 sur 140 · LE THÉATRK DE LA COLONISATION EN GBANDE GRÈCE H · texte numérisé non relu

LE THÉATRK DE LA COLONISATION EN GBANDE GRÈCE H

Samnium restés plus sauvages. Il en fut de même des tribus . lynennes qu, sans doute sous la pression des Celtes a« s établissaient en Norique et en Istrie, s'ébranlèrenUe long de la oôte occidentale de l'Adriat que sou Lin

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iToul e l"L n w °T*'''' '"'■*°"* ^^"'^ '^ Calabre et

1 Apuhe, 1 lapygie des Grecs : il y eut des Ghaones et une

Pandosja près de Siris comme en Epire, Clampe'ia dan e Bruttium comme Clambetae en Liburnie : eux aussi ne tarderont pas à s'entendre avec les Grecs eï^ quelque ecles plus tard, s'uniront à eux pour résister aux Llanie„ et Bruttzens, avant-garde que les Sabelliens pousseront au

.ott\t^r"" '^^ "^T" '' ^'' '^Py^'^^' '«« Etrusques *.ont arrives par mer, déjà porteurs d'une civilisation avancée. Devant les concordances que leur onomasSue eurs n^oeurs et leurs cultes présentent avec ceux drpoZ lations primitives de l'Asie occidentale, on n'hésite en e^e^ plus guère aujourd'hui à accepter' la trad ton rap portée par Hérodote qui identifie les Etrusques aux Tyrsenes et les fait venir de Lydie dans la mer Tyrr^^ nienne. Qu'ils aient débarqué à Adria ou devant Caere toujours est-Il que, au viiie siècle, ils occupaient entre ces'

nord-est de leurs possessions, un vaste territoire à travers 1 Italie centrale. Bien que, sous la pression des Osqurét des Ombriens, ils aient bientôt dû évacuer la vallée du Pô ou leur Fels^na allait devenir la Bononia des Celtes Boei;: Cologne) Ils n'en constituaient pas moins, entre l'A^ " nm et le Latium, une puissante confédération d'une cename de villes qui allait, après plusieurs siècles de pï"ater es réciproques -- notamment des Etrusques d'Antium ^ n re

le Cartl " ~ ' '"*'"''"^' «" ™°'»»t décisif, avec

les Carthagmois, pour arrêter l'essor hellénique vers les

mers Ligures. Mais, s'ils seront les adversaires pomiques

a len^Sk "'" 7*"'""°"* P^^ -«'- Puis'ammen a leor richesse, par leur goût du luxe ; ib feront une si

i/hellénisation du monde antique

grande consommation de vins et d'huile de Grèce et de la vaisselle dans laquelle on les servait que les vases grecs, trouvés par milliers dans leurs tombes, ont longtemps été connus sous le nom de « vases étrusques. »

H. — LKS ÉTAPES Dli LA GOLONISAÏION GRECQUE*

Tel est le théâtre où, en moins de deux siècles, une Hellade nouvelle va s'étabhr pour en rayonner avec un incomparable éclat.

Rappelons les principales étapes de la colonisation grecque avec ses dates, telles qu'elles ressortent surtout des fragments d'Antiochos de Syracuse conservés par Thucydide et par Strabon.

Prenons d'abord la Sicile. Cherchant à la fois matières

premières et débouchés pour leur industrie, les gens de Ghalcis et de Corinthe décident de jeter une colonie sur la côte de Sicile qui regarde la Grèce : en 735, les Chalcidiens fondent ISaxos, puis — d'accord avec Gumes — Zande *' ; grâce à ces deux places ils tiennent le détroit; en 729, Léontinol et Catane assurent aux Chalcidiens le débouché du bassin du Symaithos; dès 734, Corinthe, pour exploiter la pointe sud-ouest de l'île, occupe Ortygie, l'îlot qui divisera les ports de Syracuse. En même temps, Mégare, sa rivale, après avoir essayé de s'entendre avec les Chalcidiens pour occuper Trotilon, port de Léontinoi, s'installe dans une baie voisine cédée par le roi Sicule Hyblon (728). Mégara Hyhlaea, trop voisine de Syracuse, disparaîtra au bout d'un

1. En dehors des ouvrajçes indiqués aux notes précédentes, il suffit de rappeler «lu un brillant tableau de la Grande Grèce a été tracé par Fr. Lenormant {La tirande Grèce, I8S4). L'histoire des villes grecques se renouvelle surtout par les [nunnaies (pour la Sicile, voir le recueil de Hill, pour la Grande Grèce celui de Hands) et par les recherches archéologiques notaiument Fougères et Hulot, Sélinonle (1910), Lupus-Hoini, Syrakus (1887 et P. Orsi, Atti dei Lincei VI) ; pour Gela, L. Pareti, Hœmische Milleiliingen, XXV ; pour Sybaris, E. Galli, Per la Sibavilide (1907). pour Locres, à propos des fouilles récentes de H. Orsi, Pellali, Revue des éludes grecques, 1907 et Oldfather, Philologus. 19ii.

2. Pour cette colonie de Zancle bientôt renforcée par des Saiiiiens, voir Dold, Journal of hellenic Studies, 1908.

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