‹ L'Hellénisation du monde antique [microform]; leçons faites à l'École des hautes études socialesChapitre 57 sur 140 · Sur Mégara Hyblaea voir K. Ciaceri, Studi storici, ili · texte numérisé non relu

Sur Mégara Hyblaea voir K. Ciaceri, Studi storici, ili

H8 i/hellkni8ation du monde antique

porté à cette Cumes plus célèbre la date de fondation de la

Kymé d'Ionie et, si Strabon nous dit que Cumes était la plus

ancienne des colonies grecques d'Occident, c'est qu'il suit l'historien Ephore, natif de Kymé d'Ionie. On a rappelé que le nom de Grài, Graeci par lequel les Romains désignèrent les Hellènes paraît dû à une tribu de la région d'Oropos et de Tanagra qui aurait pris part à la colonisation Kyméenne et l'autre nom que leur donnait les Latins, Achivi^ montre qu'il a été emprunté à une époque où les Achéens prononçaient encore leur nom Achaivoi.

En réalité, c'est au plus tôt vers 750 que des Eubéens de Chalcis et de Kymé, grossis d'éléments béotiens et thessaliens antérieurs à la conquête dorienne, ont dû occuper d'abord les îles Pithékousai — I chia et Gapri, les îles qui ferment cette merveilleuse baie de Naples qu'il semble que V Odyssée vante déjà dans l'épisode du Gyclope; de là, ils sont allés fonder, au nord du cap Misène (dont le nom aurait été celui d'un des compagnons d'Ulysse), Kymé^ la

ville d'Apollon et de la Sibylle éolienne ; de part et d'autre

du cap, ils eurent deux ports, Misène ou Baiae à l'ouest, Dicaearchia à l'ouest qui deviendra Poiizzoles, puis, plus au fond de la baie, Parthénopé : deux siècles plus tard, venant renforcer Cumes affaiblie, les Samiens occuperont Pouzzoles

et les Rhodiens feront, de Parthénopé, Néapolis^ Naples ^

On a vu que les Ghalcidiens de Kymé s'étaient entendus avec ceux de Naxos pour coloniser Zancle en 735; pour achever de tenir le détroit, les Kyméens fondèrent peu aprè; Rhégion en face de Zancle (Reggio). A la fin du VIII® siècle, vers 710, les Achéens d'Achaïe unis à d'autres petits peuples du golfe de Corinthe vinrent jeter les fondements de Sybaris^ au débouché de la riche vallée du Krathis, puis de Crotone, à 150 stades plus au nord ; les Doriens suivent leur exemple en envoyant, en 707, de nouveaux colons à Tarente, et les Locriens font de même, en 675, pour Locres Epizéphyrienne. Ces quatre grandes cités essaiment bientôt à leur tour, chacune voulant être maîtresse d'une

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