Lvbias, Olympique; cf. Diod., XI V
LE SECOND EMPIRE ATHÉNIEN ET LES GRECS d'aSIE 159
saine, et les Carthaginois peuvent reprendre l'offensive. Syracuse fait appel à la Grèce propre et Corinthe lui envoie Timoléon, qui, une fois encore, au Krimisos réussit à arrêter les tentatives carthaginoises. Cependant, durant toute cette période, deDenys à Timoléon, la situation reste à peu près la même. Les Grecs de Sicile sont incapables de déloger les Carthaginois de leurs positions ; les Grecs d'Italie sont de plus en plus menacés par les Italiotes. L'hellénisme n'a fait aucun progrès ; le jour est proche où il devra reculer.
LE SbICOND EMPIRE ATHENIEN ET LES GRECS D'ASIE
Plus encore qu'en Sicile, la guerre du Péloponnèse a été funeste à l'hellénisme en Asie. Athènes est maintenant impuissante et son empire s'est peu à peu disloqué ; à la fin de la guerre, elle est réduite à une seule alliée, Samos K D'autre part les intrigues d'Alcibiade ont montré à la Perse le parti qu'elle peut tirer des divisions de la Grèce.
Sparte, il est vrai, semble vouloir reprendre en Asie le
rôle tenu jusqu'alors par Athènes. Elle a profité de l'appui et de l'argent des satrapes pour ruiner sa rivale ; Cyrus le jeune a été le meilleur auxiliaire de Lysandre. Mais Cyrus a l'ambition de renverser son frère, et les Spartiates, par reconnaissance, appuient sa tentative. De là, la rupture avec le Grand Roi et les expéditions menées en Asie. La retraite des Dix Mille et les campagnes d'Agésilas dévoilent la faiblesse de l'empire perse, mais elles servent peu la cause grecque. Les Dix Mille ne sont que des mercenaires disposés à servir indifféremment qui les paie, à attaquer aussi bien qu'à défendre les villes grecques. Agésilas n'est pas le héros généreux et désintéressé dont Xénophon nous a laissé un portrait flatté. Ses campagnes d'Asie nous le montrent surtout préoccupé de récolter du butin et de faire vivre son armée sur le pays ennemi ; incapable de réduire les
i. Foucart, Rev. des Et. anc, 1899, p. 18< et suiv. A propos d'un décret
rendu par les Athéniens en 404 pour remercier le peuple samien de sa fidélité, Hill, Historical greek inscriptions, n» 81.
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places fortes, il pille les campagnes et combine ses itinéraires de façon à ravager successivement et méthodiquement tout le territoire de l'Asie Mineure '.
L'intervention de Sparte en Asie est éphémère. Le Grand Roi provoque une diversion en Grèce et unit contre Sparte Corinthe, Thèbes et Athènes. Agésilas est rappelé pour combattre les coalisés. Sur mer, Conon et Thrasybule, sur terre, Iphicrate résistent victorieusement aux forces spartiates. Pour regagner l'alliance perse, Sparte se décide à sacrifier les villes d'ionie. A la suite des négociations menées par Antalcidas, le roi de Perse peut imposer ses volontés et proclamer par un édit sa souveraineté sur toute 1 Asie Mineure (387). Sparte trahit pour ses intérêts particuliers la cause grecque, mais les autres cités avaient-elles le droit de s'en indigner, elles qui venaient par leur entente avec le Grand Roi d'arrêter la marche d' Agésilas ?
Seule Athènes tirait quelque bénéfice de la guerre. Elle avait reconstruit sa flotte et relevé les Longs murs. Les campagnes de Conon et de Thrasybule lui ont fait retrouver des alliés dans l'Archipel. La paix d' Antalcidas lui laissait Skvros, Imbros et Lemnos, où elle se hâtait d'envoyer des clé"rouques. Peu à peu elle travaille à reconstituer son
empire maritime. Elle conclut des alliances avec Chios, Mitylène, Byzance, Rhodes. En 378/7, elle profite de la lutte engagée entre Thèbes et Sparte pour inviter les cites a former sous sa direction une nouvelle confédération -.
La seconde ligue maritime athénienne diffère profondement du premier empire athénien. Elle n'est pas dirigée contre la Perse, mais contre Sparte. Aussi ne groupe-t-elle pas les mêmes adhérents : à côté des cités de la mer Egée, elle comprend les pays de l'ouest, les Acarnaniens, Corcyre, Céphallénie, Zakynthos et même une pmssance toute
,. L'histoire des campagnes ,l' Agésilas en Asie a été :«"0";«^*7f;j^
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pour r^.%ition d/s Dix Mille, v G. Cousin. '^ V - -— - ^- Mineure (4U04) et A. Boucher, LAnabase de Xenophon (1J13). 2. Insc. gr., IP, 17 ; Hill. op. cit., n» 101.
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