‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 104 sur 157 · The House of Seleucus, London · texte numérisé non relu

The House of Seleucus, London

.'). GeschiclUe des liellenislisrli,en Zei/ul/ers. I!. t : />«.« Wesen des Hellenixmn.t, Leipzig, 1909.

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Hellade et Iran remonte bien plus haut qu'Alexandre, et les projets du conquérant en ont été facilités. Laissons la Chaldée et l'Assyrie ; tous les manuels d'histoire de l'art, avec quelques menues discordances, résument l'apport de ces contrées à la Grèce archaïque. Ils signalent moins régulièrement les traces bien plus légères, et fugitives, de « l'action en retour », selon l'heureuse expression de M. Heuzey, qu'exerça au vi^ siècle la Grèce sur l'Orient. L'avénement desAchéménides (560) marque, semble-t-il, un renversement complet des situations. Quel profit retira la culture hellénique des relations du monde grec avec l'empire des Perses ? Aucun, à en juger par le silence des historiens ; il fut du moins sans importance, si un léger doute reste permis. En sens inverse, nous Talions voir, on doit s'exprimer tout autrement.

Ces relations de la Grèce avec les régions iraniennes ont été ininterrompues et ont affecté bien des formes diverses. Nous n'en avons, à peu près, aucun souvenir direct pour l'époque antérieure à l'empire achéménide. La tradition qui fait de Pythagore un élève des Chaldéens et des mages remonte à peine au ii*^ siècle, mais une influence de la religion si pure de l'Iran sur la pensée ionienne n'a rien d'invraisemblable \ En revanche, on doit admettre qu'un Grec d'Asie, Antiménidas, frère du poète Alcée, qui lui adressa des vers à ce propos, prit du service dans l'armée de Nabuchodonosor ". Plusieurs de sa race auront dû faire comme lui. On a retrouvé en Babylonie un cylindre, du plus pur style grec archaïque, au type de Persée et de la Méduse '\ qui atteste des rapports entre ce pays et les Ioniens. Fut-il des-

1. G. Maspûro, Histoire ancienne des peuples de V Orient classique, Paris, III (1899), p. 78o. l'ourtant on a proposé do reconnaître que la religion iranienne a influé sur l'Orpiiisme en conlriljuant à. épurer les dieux grecs et à les identilicr aux grands piiénomènes météorologi(iues. cf. J. Ilarrison. Tbemis (1912), p. 462, et R. Êislor, Wellenjnanlel and Uimmelsbild (lUli').

2. Rapprocher les matelots grecs (probablement ciliciens et cypriotes) au service de Hennaciiérib (Maspéro. Histoire ancienne des peuples de l'Orient , 6= éd., 1904, p. 511).

3. Ad. Furtwaengler, Di^. aniiken Genimen, Berlin, 1900, III, p. 7i si|. Cf. le cacliftt coniiiue de Berlin également venu d'Orient [ibid.). Add. J. de Morgan. Revue arcliéuloyique, 1890, II, p. 13.

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