Plutarque, .l/'/a.te/vé.v, 21, I
11. Cf. J. Manjuart, Die Assyriaka des Klesias [l'hilolof/us, Suppl., VI, 2 (1893), p. 503-65H). Un neveu dWristoie paraît avoir été médecin d'Ociios.
12. Les corps de troupes recevaient parfois deux chefs, i"un grec, l'autre perse : ce dernier, je pense, chargé de surveiller le premier.
282 l'hei.lknisation du mondr antique
à la Grèce, condottieri vendus au plus offrant ^ ; les chefs d'escadres au service perse étaient phéniciens, ou cypriotes, ou hellènes. C'est un amiral grec, Scylax de Karyanda, qui, en 508, descendit Tlndus au compte de Darius, asservit les riverains et, débouchant dans l'Océan, explora les côtes de Gédrosie et d'Arabie ". Des ouvriers grecs se laissèrent embaucher, en concurrence ou en coopération avec les ouvriers asiatiques ' ; un Téléphanès de Phocée, vers le temps des guerres médiques % époque de grande activité des chantiers perses, y travailla sous Darius 1^^ et sous Xerxès, dans quelque situation en vue, puisque son souvenir s'est tardivement conservé '\
Du reste, bien que les souverains de Suse n'aient jamais pris le titre, si répandu plus tard, de philhellènes, il est fort probable qu'une sorte de dilettantisme favorable à la Grèce, dans les choses de la mode et le domaine de l'esprit,, se répandit par moments à la cour et dans ses dépendances. Quelques intermariages semblent avoir eu lieu ^ Les hordes du Grand Roi accumulèrent en Grèce les destructions systématiques, dont souffrirent surtout les temples ; mais beaucoup d'objets transportables prirent le chemin de la Perse ', notamment des statues, comme les Tyrannoctones ", l'Apollon des Branchides^, l'Artémis Brauronia "'. 11 s'est retrouvé à Suse un vase attique, dont le sujet rappelle
1. Notamment Gonon, Chabrias, Iphicrate, Agésilas, Tiniothée. ou leurs élèves : Mentor de Rhodes, Memnon, Nicostrate d"Ârgos, etc..