HELLÈNKS KT INFLUENCES HELLÉNIQUES EN PERSE
Cyrus les appréciait particulièrement ; sa favorite était une Phocéenne, Milto, qu'il avait dénommée Aspasie comme la célèbre amie de Périclès ; son frère Artaxerxès se l'appropria et subit à son tour l'ascendant de Milto '. Dans l'entourage de Cyrus il y avait encore une jeune Milésienne qui, après la bataille de Gunaxa, se sauva, dit-on, toute nue au camp des Grecs '\ Parmi les prisonniers d'Alexandre, après Issos, on trouva une jeune beauté de Pydna, Antigone \ C'est une courtisane d'Ionie, Thargélia, qui, au v^ siècle, par ses relations avec les hommes influents de la Grèce, gagna à la cause médique, dans les cités, le plus de partisans '. Parfois des rapports suivis se nouaient entre notables d'Ionie et grands seigneurs de Perse ; on le vit pour Nikogénès d'Aigai, l'ami de l'hémistocle '\
Quand le Grand Roi voulait attirer quelque Grec à son service, il lui écrivait, lui promettant une situation supérieure à celle de Thémistocle auprès de Xerxès ^ Il prenait des conseillers, comme Antalcidas de Sparte et Timagoras d'Athènes ' ; des sortes de baladins ou de flatteurs * ; mais surtout des techniciens, qui semblent avoir manqué à la Perse : par exemple des médecins, Démokédés^, Polykritos de Mendé'" et Ktésias, qui plus tard s'improvisa historien ". On ne saurait énumérer les généraux ^" que l'Iran emprunta
seij^^neur perse. IMiarandale. avait enlevé une l'eniiue de Gos pour en faire sa concubine (Hérodote, IX, 76, ;>).
1. Xénoplion, Anahase, \, 10, 2 : IMutanfue, Périclès. 24, 12: Arla.rerxés. 2(i. 3 4.