‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 112 sur 157 · Observations d'Ld. PotUer. ap. Dieulafoy, ibid · texte numérisé non relu

Observations d'Ld. PotUer. ap. Dieulafoy, ibid

5. .\d. Furlwaengler. Archaeolor/ischer Anzeif/er. VII (1892i. p. 114 (lin du V* siècle).

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certainement empruntée par ces rois aux Lydiens, et par ceux-ci aux villes grecques d'Ionie ^ Sans doute ces pièces étaient-elles frappées en Perse même, dans les ateliers royaux ; mais tous autres menus objets d'art, d'un transport aisé, pouvaient venir d'Occident. Les Grecs d'alors passaient pour être de première force dans la glyptique ; il paraît indubitable que les gemmes des vi<^-iv^ siècles revenues au jour dans l'Iran ont été faites par des Ioniens, soit en Mésopotamie ', soit en Asie Mineure ^ Il s'en est également retrouvé en Grèce, où des Perses en voyage les auront égarées, ou laissées en cadeau à des amis. Les sujets montrent que ces pierres n'ont pu être gravées "que pour des Orientaux \ La figure humaine y prédomine, selon les préférences helléniques, mais elle exalte la toute-puissance royale et la gloire iranienne. Ce n'est pas pour des gens de leur race que des Ioniens auraient gravé l'image d'un Perse tirant au bout d'une corde deux Grecs faits prisonniers, ou celle du Grand Roi dont le cheval foule aux pieds un hoplite. Dans les scènes de chasse, les animaux sont traités à la pure manière grecque, et rien de plus grec aussi que ce motif : un homme appuyé sur un bâton qu'il s'est fiché

1. C'est à rimitation des Perses, en revanche, que Philippe augmenta en Europe la frappe des monnaies d'or (Droysen, op. cit., I, p. 153-5).

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