‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 113 sur 157 · Perrot et Chipiez, V. p · texte numérisé non relu

Perrot et Chipiez, V. p

3. Furtwaengler, Die antiken Gemmen, III, p. 116 sq. Ces ouvriers travaillaient aussi pour les Scythes, apparentés avec les Perses ; la Russie méridionale a fourni quelques exemplaires à sujets perses: Dieulafoy, Revue archéologique, 1887, I, p. 2.

4. Sur certains cylindres orientaux se voit une déesse nue ; cette déesse, selon M. Salomon Reinach, n'est pas chaldéenne : c'est un type de l'art égéen, adopté en Babylonie, après l'importation de quelque statue qui le représentait ; beaucoup de statuettes orientales n'ont qu'un faux air d'archaïsme : c'est de la statuaire grecque du iv« siècle que leurs auteurs se sont inspirés; Islar, Anaïtis. etc.. adoptèrent, avec plus ou moins de gaucherie, l'attitude de l'Aphrodite grecque {Revue arckéologique, 1895, I, p. 367-391). Il y aurait là un cas d'assimilation fort intéressant; mais M. von Fritzc a signalé une statuette nue, exhumée à Nippour, et selon lui extrêmement antérieure (Jahrbuch des deulschen Instituts, XII (1897), ]). 199-203). Il reste vrai néanmoins, d'une fai^'on générale, que les Orientaux eurent une aversion pour l'entière nudité ; cf. Millier, Nacktheif imd Enthlôssung (Leipzig, 1906), et G. Contenau, l.a déesse nue babylonienne (Paris, 1914).

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