‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 117 sur 157 · Hiiprecht, Explorations in Bible Laml. 1903. p · texte numérisé non relu

Hiiprecht, Explorations in Bible Laml. 1903. p

•T. AUan Marquand, Tke Palace al Nippur not tnycenaean. but fiellenistic. àa.ns American Journal of archaeology. IX (1905), p. 7-10.

6. John P. Peters, The Palace at I^ippur babylonian, nof parfhian {Ibid p. 4o0-2).

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s'entendre. Les menus objets exhumés sont très variés : masques d'or comme à Mycènes, stèle à sujets affrontés, une autre qui représente Orphée jouant de la lyre, et des terres cuites à sujets grecs. La stratification même des débris n'apporte aucun argument péremptoire dans une région d'alluvions \ Cet exemple suffît ; il faut en somme se contenter des rares données des géographes, et des conjectures que permet la vraisemblance. On ne saurait douter que le facteur ville n'ait eu dans l'Iran un rôle politique très important.

En ce qui concerne le gouvernement royal, on ne voit pas nettement ce qu'il maintint ou rejeta des principes achéménides ■. A la cour même, certaines dignités perses furent conservées, comme celle des « yeux du roi », qui partout veillaient à sa sécurité ; il y eut encore des « amis » et « premiers amis », des Tjyysvs^;, dans l'entourage du monarque, et l'on créa un •/.y.-7.y.o'.<J.'.7-■}^^ toO !iaa-'.)io>;\ Telles particularités du cérémonial aulique romain s'observent déjà en Perse : coutume de porter devant les Césars le feu sacré, emblème du pouvoir perpétuel ; de tenir un journal du palais ; d'élever à la cour les enfants nobles ; autant de pratiques qui n'ont pu se transmettre que par l'intermédiaire de l'hellénisme. L'organisation de la poste * et celle de la police secrète ont même origine ^ Enfin le Hç>aréno mazdéen, c'est-à-dire le principe divin de la dignité royale, devint la T'jyr, [ja^Oid)^ des Séleucides, puisla Forluna A ugusti des Césars ". Mais le premier des Séleucides aura sans doute

1. Ajoutons (|u"à Babyloiie «les fouilles de la Société orientale allemande ont l'ait reconnaître un théâtre grec construit en Ijriques sécliées comme tous les monuments babyloniens avec colonnes en marbre et décoration en iilàtre, (Berliner philologische Woclieiischvift, lOOi, ]). 860 ; K. Koldewey, /iabi/lon, 1913, p. 3'Jtî).

:2. Dans li!S cboses de l'armée, relevons un emprunt : Si-ioukos, en f^uerre contre Dcmétrios l'oliorcète. employa encore des cbars armés de taux et des éié'pliants ; de même Anliochos III. (Uroysen, i(, p. -iDS-S).

o. Oiodore de Sicile, XI, (ii), 1.

4. Cf. M. Rostowzew, Anrjariae [Klio. VI (liiOf.), p. li'tO-lTiS).

i). Fr. Cumont, Les lielif/ions orientales dans le pdf/anisme romain, i" éd., Paris. li^J, pp. 203 et 380.

<i. Id., Moniniients et mi/stéres de Milhra. l'aris. 1899. I. p. 284 srj.

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rompu avec le système administratif de ses prédécesseurs, en multipliant les satrapies dont le nombre fut porté jusqu'à 72 '. Les satrapes perses étaient beaucoup trop indépendants ; est-il vrai que, selon Droysen - et Gutschmid ', le gouvernement militaire ait été scindé du gouvernement civil (laissé au satrape) et confié à un stratège ou éparque ? On a soutenu ' plus j ustement que tous ces titres désignent le même personnage, mais que celui de satrape, disparaissant de la langue officielle, resta seulement dans la langue courante. Polybe les emploie tous, sans distinguer nettement entre eux. Ces gouverneurs étaient maîtres absolus sur les indigènes ; les villes à constitution grecque s'administraient elles-mêmes '% mais il semble qu'un épistate royal ait été préposé au contrôle de chacune *'. Les Séleucides paraissent avoir pris pour satrapes, tantôt des Orientaux, tantôt des Hellènes. Nobles de Perse et de Macédoine purent s'entendre, grâce à certains rapports de goûts ; tous étaient fervents de la chasse et des longues chevauchées ; mais il est fort probable que, dans ce rapprochement des deux races, ce sont les hommes de l'Occident qui subirent l'empreinte, au lieu de l'imposer, et se laissèrent gagner à la mollesse orientale '. Alexandre lui-même avait évolué de la sorte ; la pompe et le faste iranien l'avaient enivré ; on répondait à son désir intime en prenant, à son exemple, les mœurs du pays.

Tant que la plupart des contrées iraniennes demeurèrent

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