‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 119 sur 157 · L HELLÉNISME EN PERSE APRÈS ALEXANDRE · texte numérisé non relu

L HELLÉNISME EN PERSE APRÈS ALEXANDRE

au pouvoir de la maison de Séleukos, l'élément grec y put garder la prééminence ; mais bientôt, et peu à peu, à des dates et suivant un progrès dont le détail exact s'est perdu, ces régions passèrent en majeure part au pouvoir des Arsacides, fondateurs de l'empire des Parthes i. Cette dynastie nouvelle appartenait à la race inculte des Scythes, bonne pour la guerre, ou mieux la « guerrilla », l'élevage et une économie agricole rudimentaire. L'immigration scythique, à l'avènement de ces princes, n'était point faite pour relever le niveau des indigènes. Les Arsacides surent du moins apprécier le concours des populations supérieures vivant sur leurs états "'. Ils prirent le titre de philhellènes, adoptèrent pour eux les qualifications des rois de Syrie, £-',-iavY,;, o'ixa-.o^;, v'.xà-rcop, et celles de la cour des Séleucides pour leurs intimes conseillers ; parmi ceux-ci il y eut sûrement quelques éléments grecs. Le phillicllénisme était de mode alors, même chez les pires ennemis de la Grèce ; la pensée grecque, dans sa suprématie universelle, dominait à Rome où plus d'un prince parthe fut envoyé en otage. Durant les derniers siècles avant notre ère, ces souverains ont reçu une éducation hellénique, et de même leur compagnie habituelle ; témoin l'anecdote célèbre rapportée par Plutarque '', relative à des fêtes où l'on récitait des poésies grecques. Elle nous montre encore que la cour d'Arménie, apparentée à celle des .Parthes, n'obéissait pas moins aux mêmes tendances.

Les centres hellénistiques subsistèrent donc, mais d'une vie de jour en jour plus effacée. Cependant la monarchie parthique, bien plus encore que les Achéménides, avait besoin de techniciens ; elle n'eut garde de s'interdire ceux qu'elle avait sous la main. On connaît mal les temples de cette nation ; du moins, d'après les vestiges de celui de

1. V.(. muri travail sur Les l^eslinees de l'hellénisme au delà de l'Kitpkrale [Mémoires de la Société iialionale des Antiquaires de France, LXIII (l''04), p. 207-2'J(i).

2. L'un d'tjux, i'hraatès, épousa la (illo do iJétnëtrio» qu'il uvaiL faite prisonnière (Jâtt/S).

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