‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 120 sur 157 · Crassus · texte numérisé non relu

Crassus

Kingaouar, le sanctuaire était isolé au milieu d'une grande cour quadrangulaire, bordée de portiques ; or c'est là un dispositif dans le goût de l'architecture grecque d'Asie Mineure, et il convient de le noter \ La décoration du palais d'Hatra -, par le profil des moulures, le choix des ornements : feuille d'acanthe, rais de cœur, rangées de perles et d'oves, accuse l'emploi d'une main-d'œuvre hellénique. Cette dernière a dû fonctionner, au moins dans les premiers temps, pour former et guider celle des barbares, dans les officines monétaires d'où nous sont venues tant de pièces, de légendes grecques et de types grecs, mais transformés selon les idées dominantes et le genre de vie des Parthes. Ceux-ci ont été justement appelés '^ les Turcs de l'antiquité : mêmes vertus militaires, mêmes qualités individuelles de probité et de tolérance, que semblent démentir par intervalles des heures de cruauté et de perfidie ; même inaptitude au progrès, malgré l'exemple et la leçon de l'étranger.

Ils n'avaient absorbé que l'Iran occidental ; à l'est de leurs Etats un gouverneur insurgé forma le vaste royaume de Bactriane, Encore une dynastie grecque, mais qui, bientôt submergée par l'élément barbare, perdit ses qualités ethniques. Cette transformation se reflète dans la série de ses médailles ; les légendes grecques sorit éliminées par le triomphe de l'idiome local ; le flan charge de forme et l'étalon de frappe est modifié. Cette contrée entre à jamais dans l'orbite de l'Inde *.

L'Iran séleucide et parthique n'a donc laissé presque aucun témoignage de son activité artistique. Faut-il rappeler les statuettes d'albâtre ou de terre cuite, dont le Louvre possède quelques exemplaires"' ? Leur date, cer-

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