‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 73 sur 157 · Insc. gi\. II', 17; Hill. op. cil., n" loi · texte numérisé non relu

Insc. gi\. II', 17; Hill. op. cil., n" loi

l'hellénisaïion de la thrace et du PONT-EUXIN 161

continentale, Thèbes. Athènes cherche à effacer les mauvais souvenirs et à rendre impossible le retour des abus : les villes seront autonomes, elles ne paieront aucune contribution, ne recevront aucune garnison athénienne ; Athènes s'interdit tout établissement, tout achat de terres sur le territoire des alUés. Malgré ces précautions, les cités restent défiantes, dès qu'elles voient Sparte vaincue et Athènes prête à de nouvelles conquêtes. Elles reviennent à leur politique d'isolement : il suffit que la flotte d'Epaminondas croise dans l'Archipel pour que les défections se produisent. Enfin la nouvelle ligue ne prétend pas servir l'hellénisme. Athènes avait autrefois rempli la mission qui lui avait été confiée; si elle avait molesté les alliés, elle avait aussi écarté de leurs villes les flottes et les armées perses. Maintenant la Perse joue un rôle en Grèce ; elle peut assurer la victoire à qui obtient son alliance. Aussi, pour se ménager les bonnes grâces du Grand Roi, Athènes a-t-elle dû exclure de la confédération les villes soumises aux Perses. Comme Sparte, Athènes est obligée de sacrifier les Grecs d'Asie; l'Ionie,- abandonnée à elle-même, est incapable de sauvegarder son indépendance. Là encore l'hellénisme recule.

Page 1