‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 8 sur 157 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

rhelléiiisme s'est dégagé de l'étreinte. Par là, la Perse et Cartilage, si elles ont borné son extension, lui ont rendu l'inappréciable service de l'obliger à se concentrer sur lui-même et à se fortifier dans les positions plus proches qui feront à la Grèce comme une ceinture de bastions. Pour poursuivre la guerre, devenue guerre sainte, contre le Perse et le Phénicien — le Turc et l'Arabe d'alors — il faut, départ et d'autre, une direction unique; comme de juste, ce sont les vainqueurs de Salamine et d'Himère qui prennent l'hégémonie, ceux-ci dans l'Ouest, ceux-là dans l'Est. Ainsi verra-t-on se former le premier empire athénien et le premier empire syracusain qui, après avoir sauvé Thellénisme, lui rendront, en cinquante années d'une expansion méthodique, tout l'éclat d'autrefois fondé sur une puissance autrement solide. Les positions alors acquises par l'hellénisme ne pourront plus lui être arrachées : et cet hellénisme, c'est celui de Pindare et d'Hiéron, de Périclès et de Phidias. Ces noms suffisent à évoquer ce que la primauté de l'hellénisme a été alors pour l'esprit humain et, dès lors, Athènes est (d'Hellade de l'Hellade ». Mais son prodigieux triomphe l'a comme grisée et Athènes a succombé pour avoir cru que rien ne lui était plus impossible.

L'œuvre de reconquête et de défense nationale achevée, la fatalité devait remettre aux prises les deux empires : Syracuse et Sparte à la tête du monde dorien résistent victorieusement aux arrogantes prétentions de l'impérialisme athénien. La guerre du Péloponèse n'a pas uniquement causé la ruine d'Athènes que les alliés de Sparte, en 404, furent sur le point de supprimer de la face du monde; elle a été un incommen-

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