RECUEILS PHILOLOGIQUES ET LITTÉRAIRES
de philologie grecque composés en province y trouvent difficilement des presses bien pourvues pour en procurer l'impression. Sauf quelques exceptions honorables, nos imprimeurs provinciaux abandonnent trop facilement à leurs confrères parisiens le privilège d'exécuter toute publication où le grec entre pour quelque part. On ne peut voir sans un vif regret combien la typographie allemande l'emporte sur la nôtre à cet égard.
Au reste, depuis sept ans, une sorte de recueil central pour les travaux scientifiques de la province se trouve fondé par suite de l'institution des réunions et des concours annuels des sociétés provinciales à Paris. Déjà les actes de ces séances, imprimés par les soins du ministère de l'Instruction publique, contiennent des mémoires de littérature grecque, comme celui de M. Tivier sur la Poétique d'Aristote, celui de M. Roux sur les Tribunaux à Athènes et les Guêpes d'Aristophane, et divers mémoires de M. Caillemer sur le droit attique.
Les Archives des missions scientifiques et littéraires, publiées, depuis i8 jo, par le même département, se sont ouvertes à un grand nombre de Rapports et de Mémoires concernant la littérature et surtout les antiquités de la Grèce.
* Le Journal des Savants reste un peu en retard de critique envers les grandes publications philologiques de notre temps. Il a néanmoins donné depuis vingt-cinq ans un grand nombre d'articles de Letronne, de M. Villemain, de Hase, de M. Patin, de M. Beulé, de M. Miller, de M. Rossignol, de M. Egger, sur des matières de littérature et d'histoire grecques. Il s'est même ouvert à de véritables mémoires de M. Letronne et de M. Rossignol.
La Revue archéologique, fondée en 1844, admet, deuis quelques années, plus librement qu'autrefois les
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mémoires de pure érudition littéraire ou historique. M. Th.-H. Martin y a discuté des problèmes de chronologie grecque et égyptienne ; M. E. Ruelle y a publié ses Extraits de Damascius, M. Miller et M. C. Wescher des fragments inédits de plusieurs historiens grecs, etc. Mais elle regrettera toujours la précieuse collaboration de Letronne, dont les seuls articles, réunis après sa mort (1848), forment un volume singulièrement apprécié des érudits.
Nous ajouterons à cette liste :
1 0 Le Journal général de l'instruction publique, fondé en i83i, où les hellénistes de l'Université, tels que MM. Th.-H. Martin, Rossignol, Egger, ont fait souvent insérer de véritables mémoires, dont quelques-uns, comme le travail de M. H. Martin sur l'aspiration dans la langue grecque, ont été tirés à part et livrés au commerce ( 1 860) ;
i° La Revue de l'instruction publique, fondée en 18 40, et qui suit à cet égard les mêmes traditions ;
3° Les grandes Biographies, comme celle de Michaud, récemment réimprimée, et la Nouvelle Biographie générale de M. F. Didot, où l'on remarque d'excellents articles de MM. Chassang, Hoefer, Léo Joubert, Didot, Noël Des Vergers, etc.;
4° Les encyclopédies, comme Y Encyclopédie publiée, sous la direction de MM. Renier, Des Vergers et Carteron, par la librairie Firmin Didot (i8'|(i-i86-2), Y Encyclopédie des gens du monde, publiée sous la direction de M. Schnitzler, par la librairie Treuttel et Wiïrtz ( 1 833-
Parmi les recueils qui n'ont pas survécu aux vicissitudes de la publicité savante, la Revue de philologie (184 j) et la Revue de bibliographie analytique, de M M . Miller et Aubenas (1840-1844), sont toutes deux utiles à con-