I. — OBSERVATIONS
Les huit premières observations ont été recueillies avec la bienveillante autorisation de M. le professeur agrégé de Rou- . ville, dans son travail fait en collaboration avec M. Donnet, sur l’arthrotomie dans les épanchements non purulents du genou (extrait des Archives générales de médecine, numéro d'avril 1894).
Observation I
H... (Gustave), âgé de quarante-sept ans, tombe, le 7 septembre 1892, sur la bordure d’un trottoir. Il ne peut se relever et constate que son genou gauche est très enflé. Tuméfaction des culs-de-sac synoviaux. Fluctuation ; choc rotulien. Jambe gauche légèrement fléchie.
Arthrotomie le même jour par M. Tuffer. Incision externe de 4 centimètres environ. Il sort 90 grammes de sang pur. Pas de caillots; pansement à la g'aze iodoformée.
Le malade reste dix jours au lit sans éprouver la moindre douleur.
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Le 18, il se lève; il peut marcher en s'appuyant sur deux chaises qu’il traine devant lui. Il reste levé deux heures.
Le 19, le malade reste levé six heures et marche sans aucun soutien.
À partir de ce jour, il se lève toute la journée et fléchit la jambe sans la moindre douleur.
Le 22 du même mois, il est envoyé à Vincennes complètement guéri.
Pas d’atrophie; pas de trace d’épanchement.
Durée du traitement : quinze jours.
Observation II
DES (François), âgé de vingt-huit ans, a reçu, le 23 septembre 1892, un coup de pied de cheval sur la rotule gauche. |
Il entre le jour même à l'hôpital où l’on constate un épanchement considérable. Les culs-de-sac sont très distendus; pas de choc rotulien. Les mouvements de la jambe sont très douloureux ; l’impotence articulaire est complète.
Arthrotomie faite le soir même. 80 grammes de sang sortent de l’article. Pansement à la gaze iodoformée.
Le malade se lève le 28, cinq jours ‘après la ponction; il marche sans appui, mais ne peut toutefois plier la jambe. Il reste debout pendant trois heures.
Le lendemain on enlève le pansement. La cicatrisation est complète ; on peut fléchir la jambe sur la cuisse jusqu’à angle droit.
Le 29, il se lève toute l'après-midi, et le lendemain sort guéri de l’hôpital.
Les deux jambes sont aussi fortes l’une que l’autre. De
d’atrophie ; pas trace d’épanchement; en un mot, guérison complète. |
Observation III
B... (Léon), âgé de vingt-cinq ans, est tombé en portant un sac d'avoine. L'accident est arrivé le 27 octobre et le gonflement du genou n’est apparu que le lendemain. Cet accident décide le malade à entrer à l'hôpital.
28. — Il est examiné et l’on constate que les culs-de-sac synoviaux sont tendus ; on perçoit le choc rotulien, de la fluctuation ; l’articulation est très douloureuse.
Le soir même, on pratique l’arthrotomie. Il sort 35 gram. de liquide séro-sanguin. Pansement iodoformé.
1e" novembre.— Le malade se lève et marche pendant deux
heures.