TUMEUR -ORBITAIRE
Parfois bilatérale (Rollet, Valude), la tumeur est le plus souvent unilatérale, comblant l'angle supéro-interne de
l'orbite. De grosseur variable, depuis le volume d’une
FRRTO olive à celui d'un citron, elle peut s'étendre jusqu'à la tempe (Langenbeck).
A l'inspection, on ne note pas d'inflammation de Ja peau de la région palpébrale. Si l'on palpe cette tumeur, on sent une masse molle, fluctuante, non pulsatile, mo-
bile sous la peau, libre de connexion avec les tissus sous-
F1G. 1. — Exophtalmie en avant et en bas par hématocèle / de Porbite profond
jacents, sauf à la base. On peut arriver quelquefois à saisir son implantation dans le sinus ; mais on ne peut pas rentrer cette tumeur : elle est irréductible. Lorsqu'on demande au malade de tousser, de faire effort, on ne COnstate pas de variation de volume et de tension de la tumeur. Une pression modérée ne détermine pas de douleurs céphaliques ni état lipothymique. On à décrit une sensation particulière « sensation parcheminée (Valette).
Par son volume, la tumeur déplisse la paupière supérieure et forme comme un bourrelet ; par sa compression
du sac lacrymal, elle détermine du larmoiement.
ExOPHTALMIE
Elle est variable avec le volume de la tumeur ; l'œil est propulsé en bas et en dehors ; dans le cas de grosse tumeur, l'œil atteint la pointe du nez (Langenbeck). Ce déplacement est cause de diplopie. Ce refoulement de l'œil chassé de sa loge ne va pas sans quelque trouble de la vue : il y aurait aplatissement postérieur du globe oculaire et hypermétropie consécutive. Si la pression est laté-
rale on peut observer de l’astigmatisme.