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ticale d'un hémisphère; « il coïncide le plus souvent avec des altérations analogues du bulbe et de la protubérance, d'où il résulte que ses symptômes sont généralement marqués par ceux qui relèvent de ces lésions », d'Astros.
L'hémorragie cérébelleuse est assez rare :
Au point de vue anatomique il faut distinguer la lésion à grand foyer de la lésion à petit foyer; ces deux formes correspondent à deux points de vue cliniques différents.
La lésion à grand foyer ne nous intéresse pas; quand l'épanchement sanguin est considérable non seulement il occupe un hémisphère, mais il comprime l’autre en même temps que le vermis; il n’y a pas hémiplégie cérébelléuse mais coma avec symptômes de compression intracrânienne.
Les petits foyers hémorragiques sont beaucoup plus importants en ce qui concerne la pathogénie de l’hémiplégie cérébelleuse d’origine centrale. Un cas de Laignel Lavastine (1), publié dans la MWouvelle Iconographie de la Salpétrière mérite d’être rappelé : un foyer hémorragique situé dans la substance blanche de l’hémisphère cérébelleux avait provoqué une hémiasynergie ; du même côté il y avait de plus une dégénérescence homolatérale partielle de l'olive cérébelleuse, des pédoncules supérieur et inférieur et de l’olive bulbaire du côté opposé sans dégénérescence médullaire.
Porot (2) a décrit un hémisyndrôme cérébelleux par
(1) LaiGnez LaAvasrTiNE. Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, 1906 Mp 1589:
(2) Poror, Rep. Neurol., 1906, p. 1097.
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hémorragie d’un pédoncule supérieur : en réalité, l'examen des figures montre que la lésion se trouvait au voisinage du noyau dentelé et intéressait près de ce noyau la substance blanche de l'hémisphère. Néanmoins ce cas, dont nous rapportons le détail clinique plus loin, est un exemple net d’hémiplégie cérébelleuse consécuüve à une hémorragie cérébelleuse et reste tout à fait dans le cadre de notre description.
Les lésions qui donnent lieu à l'hémiplégie cérébelleuse cordonale ont été peu étudiées au point vue histologique; nous en retiendrons 4 cas : celui de Babinski et Nageotte, celui de Claude et Mile Loyez, ceux de Pierre Marie et Foix. C’est la description de ces der-
niérs auteurs que nous suivrons plus particulièrement :
Siège des lésions.
Dans l'observation de Babinski et Nageotte, des foyers multiples localisés dans le bulbe atteignaient les
voies cérébelleuses inférieures.
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Dans l'observation de Claude et Mile Loyez, le pédoncule cérébelleux supérieur était intéressé en même temps que la moitié interne du noyau rouge.
Dans un cas de Pierre Marie et Foix, la lésion sectionnait le pédoncule cérébelleux supérieur après son entrecroisement et dans l’autre cas le pédoncule cérébelleux moyen.
Les lésions répondent dans leur étendue à la distribution du territoire artériel, de sorte que plusieurs constatations anatomiques sont superposables et que les différents types cliniques se reproduisent avec des caractères d’une certaine fixité.
Dans l'observation de Claude et Mile Loyez, il y avait une thrombose de l'artère médiane sus protubérantielle de Duret: cette même artère était probablement oblitérée, dans la forme d'hémiplégie décrite par Marie et Foix sous le nom de cérébello-thalamique; nous avons vu en effet au chapitre de l’anatomie que chacun des vaisseaux qui se rendent aux centres nerveux est terminal, et que son oblitération détermine le ramollis- | sement par ischémie.
La nature des lésions est variable, mais l’origine syphilitique est de beaucoup la plus fréquente, si Eon sen rapporte aux cas étudiés jusqu'ici; aussi, prendrons nous les lésions syphilitiques comme types de description.
Un premier point sur lequel il faut insister, est qu'il s'agit souvent de lésions minimes en apparence; pour ne pas les laisser passer inaperçues, il est donc indispensable de procéder à un examen minutieux et de débiter
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l'axe encéphalique, en segments d'un tiers de centimètre d'épaisseur. Le foyer ainsi découvert est souvent minuscule : il'a cependant pu causer tous les troubles observés.
Ce foyer se présente tantôt sous la forme d’une petite lacune, tantôt sous celle d’un foyer celluleux linéaire ou presque, qui par pression laisse sourdre un peu de liquide.
Quel que soit son aspect, il constitue la lésion primordiale dont l'existence à déterminé le syndrome cérébelleux; à cette lésion primordiale s'associent des lésions de méningo-vascularite qui relèvent du même processus
syphilitique.
Examen macroscopique.
MÉNINGES. — Les méninges sont opalescentes et épaissies; il existe dans presque tous les cas un certain degré de méningite spinale postérieure. De plus, il n’est pas rare d'observer de l’épendymite au niveau du quatrième ventricule et des ventricules latéraux.
ARTÈRES. — Tout le long de la protubérance et dans le creux de l’espace inter pédonculaire les artères de la base cheminent irrégulières, maniliformes et contournées, épaissies, et presque obturées par place, atro-
phiées et dilatées un peu plus loin.
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Examen microscopique.
L'examen microscopique montre l'importance des altérations méningo-artérielles et la nature quelque peu spéciale du foyer qu'elles déterminent (voir fig. 1).
« Tout le long de l'isthme encéphalique la pie-mère
La pie-mère épaissie est le siège d’une infiltration lymphocytaire considérable. Les vaisseaux sont entourés de manchons leucocytaires. Les éléments embryonnaires se dis-
séminent dans le tissa nerveux, en voie de désintégration. (Emprunté à Pierre Marie et Foix).
est infiltrée de lymphocytes assemblés en amas au voisinage des vaisseaux qui cheminent à la face antérieure
de l’axe pédonculo-protubérantiel ou le long de ses faces latérales.
Chacun d’entre eux se trouve ainsi cerclé d'un man-
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chon leucocytaire, semé de loin en loin de nodules plasmatiques » Pierre Marie et Foix. Il existe donc une péri artérite, généralisée.
Les lésions sont surtout intenses au voisinage du foyer de désintégration.
FOYER DE DÉSINTÉGRATION. — La topographie de ce foyer est commandée par la distribution vasculaire : son étendue est en rapport avec celle d’un territoire artériel. Dans les cas où le processus n’est pas de nature syphilitique, l'oblitération d’un vaisseau et le ramollissement qui en résulte constituent le seul mécanisme à invoquer, et suffisent à justifier les lésions qu’on constate; ces lésions sont de petits ramollissements du type ordinaire du ramollissement thrombosique, quand il s'agit d'hémiplégie syphilitique, un processus inflammatoire vient s'ajouter à l'effet des altérations vasculaires pour provoquer la désintégration du parenchyme.
À la périphérie du territoire affecté, se montrent alors de nombreux capillaires non oblitérés entourés de manchons cellulaires composés presque exclusivement de lymphocytes; sur‘une étendue plus ou moins considérable, les fibres sont démyélinisées ou même détruites, et il se forme autour des vaisseaux enflammés de petites
zones en voie de désintégration ou de sclérose.
Si l’on considère l’aspect de l’ensemble on peut dis-
tinguer trois régions :
a) Une région centrale où l'on ne voit sur un fond