ANATOMIE PATHOLOGIQUE GÉNÉRALE
Nous avons dit que les lésions susceptibles de déterminer l’hémiplégie cérébelleuse pouvaient être rangées dans deux catégories : les une, abcès, tubercules etc., se comportaient comme des tumeurs, les autres, hémorragies, ramollissements étaient d'origine artérielle.
Il convient d'éliminer de notre description anatomique :
1° Les tumeurs ponto-cérébelleuses, qui entraïnent à la fois des lésions centrales et des lésions cordonales et d’ailleurs ont été complètement étudiées dans la thèse récente de Jumentié.
2 Les tumeurs cérébelleuses proprement dites, tubercules, abcès, gomme, gliomes ;
3° Les tumeurs du pont et des pédoncules, nous nous bornerons à signaler les deux casde Raymond et Cestan : dans l’un, qui donnait lieu à un syndrome pédonculaire supérieur, il s'agissait d’un endothéliome du noyau rouge, dans l’autre, c'est un tubercule qui engendrait un syn-
une
drome protubérantiel supérieur, ilnous suffira de rappeler
et de citer également à ce sujet la revue générale d'Alquier et Klarfeld.
Ces tumeurs ne présentent rien qui soit particulier à leur situation dans le cervelet : elles sont identiques à celles du cerveau pour leurs caractères macroscopiques et microscopiques: nous les laisserons donc délibérément de côté.
Restent les lésions d’origine artérielle : hémorragies et ramollissements :
Elles intéressent le cervelet et les voies cérébelleuses.
Les ramollissements du cervelet sont assez rares pour les raisons que nous avons indiquées au chapitre de l’anatomie, nous avons dit en effet que les anastomoses étaient très nombreuses entreles différentes artères du cervelet, et que la suppléance par les collatérales pouvait s’établir largement en cas d’oblitération artérielle.
I! est cependant une oblitération qui paraît se produire assez fréquemment, si l’on s’en rapporte à Wallenberg, et à Goldstein et Baumm, c'est l'oblitération de l'artère cérébelleuse inférieure et postérieure; elle détermine un ramollissement étendu à topographie assez fixe qui donne lieu à un syndrome bulbaire, se rapprochant de celui de Babinski-Nageotte : mais il rentre dans la forme que nous décrirons sous le nom d’hémiplégie cérébelleuse-inférieure.
Le foyer de ramollissement est le plus souvent assez limité : il occupe alors, soit le centre, soit la couche cor-