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labyrinthique pure suffit à les provoquer, de sorte qu'on doit se demander s'ils ne sont pas des symptômes d'emprunt dû à une perturbation de l'appareil vestibulaire quand on les observe au cours d’une infection du cervelet; il est intéressant de signaler que Barany, grâce à sa méthode calorique, a pu faire voiren ces derniers temps que des relations existant entre l'écorce des hémisphères des vestibules peuvent disparaître dans le cas de lésions circonscrites de l'écorce du cervelet. Un examen minulieux des réactions du bras dans les différentes positions, après la rotation où l'irrigation, montre que les déviations qui normalement se produisent dans certaines directions peuvent se faire dans d’autres directions en cas d’affection des hémisphères cérébelleux, la lésion de leur noyau interrompant les relations normales de l'appareil vestibulaire.
Hypermétrie et asynergie. — L'erreur la plus habituelle dont il faut se garder est de prendre les mouvements démesurés cérébelleux pour des phénomènes ataxiques, Babinski a décrit longuement les épreuves grâce auxquelles on peut, de par les modalités propres et les caractères intrinsèques qu’il présente, reconnaitre le mouvement désordonné cérébelleux, et le distinguer des manifestations tabétiques. « En résumé, dit-1l, les uns dépassent la mesure, d'autant plus qu'ils sont plus rapides, restent orientés, ne sont pas influencés par l’occlusion des yeux, les autres mêmes exéculés lentement sont désoriéntés : leur désorientation s'accentue considérablement quand les yeux sont fermés, ils sont
plutôt mal mesurés que démesurés ».
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Tremblement. — Lorsque le cérébelleux exécute un mouvement, on a vu plus haut qu'à ce mouvement s’associe une agitation involontaire par oscillation : il est difficile de dire que ce tremblement doit être distingué du tremblement intentionnel de la sclérose en plaques car il est probable que dans cette affection le phénomène est lié à la présence de plaques de sclérose sur les voies cérébelleuses, il faudrait plutôt le distinguer des mouvements choréiformes; cependant, dans certains cas, les mouvements choréiformes ont été observés dans les
lésions cérébelleuses (voir observations).
2. DIAGNOSTIC DE L'HÉMI-SYNDROME. — En présence d'un sujet atteint de troubles de l'équilibre, on éliminera tout d'abord rapidement les affections cérébelleuses bilatérales; maladie de Friedreich et hérédo-ataxie cérébelleuse ou maladie de Pierre Marie, toutes deux familiales, débutant la première dans l'enfance, la seconde à l’âge adulte; et caractérisées par l'association de troubles de la réflectivilé tendineuse et cutanée à des troubles cérébelleux manifestes des deux côtés.
On éliminera également les scléroses en plaques à forme cérébelleuse, les scléroses combinées cérébelleuses syphilitiques, les atrophies cérébelleuses.
Le malade en réalité a, au premier abord, l'aspect d'un hémiplégique et comme on ne trouve le plus souvent chez lui que les signes d'une hémiplégie incomplète, bizarre d’allures ; on peut penser à une hémiplégie névro-
pathique ou encore à une hémiplégie toxique.