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PRONOSTIC ET TRAITEMENT

La gravité du pronostic varie suivant la cause de l’'hémiplégie cérébelleuse :

À ce point de vue nous éliminerons les tumeurs pour n'envisager que le pronostic des lésions par artérite; dans les tumeurs celui-ci, en effet, dépend de facteurs très complexes et d'une façon générale est fixé moins par l’intensité des lésions destructives qui atteignent l'organe luimême que par l'intensité des lésions associées et en particulier de la compression des centres voisins qui peut en résulter.

Pourles mêmes considérations nous laisserons de côté le pronostic des tubercules et des abcès.

Dans les lésions par artérite il faut distinguer l’hémiplégie cérébelleuse d'origine centrale et l’hémiplégie cérébelleuse d’origine cordonale.

L'hémiplégie cérébelleuse d’origine centrale par arté-

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rite est menaçante immédiatement les premiers jours : quand le malade ne succombe pas au premier ictus il ne faut pas oublier qu'il reste exposé à de nouveaux ictus qui peuvent être plus graves et même mortels : dans la variété habituelle, peu de Lemps après l'ictus, l'hémiplégie cérébelleuse s’atténue et s'améliore progressivement; souvent même elle disparaît sans laisser aucune trace discutable cliniquement. {Voir obs. Laignel- Lavastine).

Quand il s’agit d’hémiplégie cérébelleuse d'origine cordonale, la lésion n'est qu'exceptionnellement menaçante pour la vie, mais, elle laisse, au point de vue fonctionnel, des troubles persistants. M. le professeur Pierre Marie dit avoir constaté « plus d'une fois que chez des malades porteurs d'une lésion du foyer du cervelet et présentant de ce chef des troubles de l'équilibre peu à peu pendant des mois, et même pendant des années, se produisait une amélioration des symplômes qui pouvait être très prononcée.

Lorsque, au contraire, ce sont les conducteurs des voies cérébelleuses qui sont primitivement lésés, l'amélioration est bien moins fréquente et bien moins accentuée : parfois même il y a, avec le temps, augmentation des symptômes ». Ceci tient sans doute à ce que les lésions des conducleurs ne sont pas loujours exclusivement cantonnées dans l'appareil cérébelleux et qu'il s’y adjoint des altérations atteignant les éléments voisins; de la sorte les phénomènes de suppléance ne peuvent s'établir.

Le pronostic doit être encore réservé pour d'autres

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raisons : l'apparition d'une hémiplégie cérébelleuse révèle l’évolution d’une artérite cérébrale, syphilitique ou non : le sujet reste donc exposé à des accidents de gravité variable.

De plus nous avons vu que, dans la plupart des observations, l'examen anatomique avail permis de constater l'existence d'une méningite syphilitique particulièrement intense à la base du cerveau; le premier foyer de désintégralion une fois constitué, le processus inflammatoire se continue, tend à aggraver les lésions et à en provoquer de nouvelles : souvent, en effet, on observe chez le même malade l'apparition successive de plusieurs pelts ictus, signalant en quelque sorte les élapes de l'artérite oblitérante. L'avenir parait moins sombre pour les syphilitiques.

Un traitement spécifique, institué avec énergie dès les premières manifestations dé la méningo-vascalarite : céphalée, sensatiox de vertige, troubles visuels, peut en arrêter les progrès : l’hémiplégie cérébelleuse une fois établie, le traitement limitera dans une certaine mesure l'étendue des foyers de destruction, et surtout, empêchera dans la suite la production d’autres foyers. Grâce à la ponction lombaire pratiquée systématiquement à intervalles réguliers, il sera possible de reconnaître par l'examen cytologique et l'albumino-réaction, l’évolution de la méningo-vascularite et de suivre les effets du traitement.

Nous devons ajouter qu'il n’est pas rare d'observer une accentuation dans les phénomènes cliniques, sans

nouvel ictus, malgré le traitement, alors même que la

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JIymphocytose rachidienne paraît en voie de diminution : il ne s’agit pas dans ce cas d’une aggravation des lésions primitives; l’exagération des troubles ou leur complication sont provoquées par les dégénérations des faisceaux nerveux, consécutives à ces lésions.

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