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et l’appendicite qu’ils ont vu survenir dans certains cas. Ils citent à ce propos une observation très intéréssante d’angine ulcéro-membraneuse se compliquant d’une poussée de coliques appendiculaires.
3) Appendicite et Oreillons. — Appendicite et
Rhumatisme. — Appendicite et Scariatine.
: — Appendicite et Rougeole. — Appendicite et Vaccine. — Appendicite et Varicelle :
L’appendicite dans les maladies infectieuses, dont les agents microbiens ne sont pas encore connus de façon certaine, dans les oreillons, le rhumatisme, la scarlatine, la rougeole, la vaccine et la varicelle, a été étudié de façon très complète par M" Schoumsky. Nous croyons inutile d'en reprendre ici l'étude détaillée et nous renvoyons à la thèse de cet auteur. Là aussi les observations sont multiples et par leur nonbre méritent d’être prises en considération.
4) Appendicite et Syphilis. — Appendicite et Tuberculose :
L'appendicite et ses rapports avec la syphilis et la tuberculose est chose plus difficile à préciser. Non pas qu'on ne puisse rencontrer des appendicites chez des syphilitiques ou chez des tuberculeux avérés, mais quand il s’agit de savoir si cette appendicite est
bien due à une infection sanguine par le tréponème
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ou par le bacille de Koch, nous pouvons le supposer dans certains cas, mais nous manquons souvent de preuves pour l'assurer. Ces deux maladies ont, en effet, une évolution si longue, tant d’affections intercurrentes peuvent venir s'ajouter à elles, les masquer pour un lemps, qu'il est souvent difficile de distinguer le rôle qu’elles jouent réellement.
Nous ne pouvons Cependant ne pas citer en passant les communications très suggestives faites à ce ujet, surtout au point de vue tuberculose, par Grancher et un de nos maîtres lyonnais les plus regrettés, Poncet.
5) Appendicite et Diphtérie. — Appendicite et Erysipèle :
L’appendicite, au cours de la diphtérie et de l’érysipèle a aussi été signalée. Au cours de cette dernière affection notamment, il convient de citer les cas de Simonin, une observation de M” Schoumsky et deux autres observations relatées dans la thèse de Ch. Richet fils. « La coexistence de l’érysipèle et de l’appendicite, dit ce dernier, est particulièrement intéressante, car on peut vraisemblablement rattacher l’appendicite à une septicémie de nature streptococcique ou autre, extrêmement légère et qui serait de nature inaperçue si elle ne s'était localisée à la fois sur l’appendice et dans le derme ».
Mais les cas, à notre avis les plus intéressants, sont ceux où l’appendicite est survenue au début ou au
AR LES \ cours d’affections éminemment septicémiques, telles que les septicémies pneumococciques ou surtout éberthienne. C’est là surtout que nous saisissons sur le vif la manière dont se déroulent les faits, les différents stades de l’évolution de la maladie.
6) Appendicite Pneumococcique :
L’appendicite pneumococcique, malgré tout l’intérêt qui s'attache à son étude, est encore mal connue ; il faut, je crois, accuser de ce fait les difficultés qui s’attachent notamment chez les jeunes enfants au diagnostic différentiel entre le point de côté abdominal des pneumonies et le point appendiculaire. Pourtant l’appendicite suppurée pneumococcique a été signalée plusieurs fois : Parkhurst, Ferrier, Triboulet, Lesné et Marre en ont publié des observations où la vérification du diagnostic a pu être faite au cours de l'intervention. Nous-mêmes tenons de M. le professeur Lesieur l'observation suivante :
Il s'agissait d’un vieillard ayant des antécédents lithiasiques chargés. À maintes reprises il avait souffert de coli ques néphrétiques et hépatiques. L’affection dont il était atteint au moment où M .le Professeur Lesieur le vit avait débuté par des douleurs très vives à droite, si bien que son entourage avait cru à de nouvelles coliques calculeuses. En réalité la crise qui avait débuté par des frissons et des vomissements verdâtres bilieux succédant à un refroidissement n’était pas une crise lithiasique Car
de Pr
en 24 heures les symptômes douloureux se localisèrent au point de Mac Burney et le tableau typique d’une appendicite se constitua. Le ventre était un peu ballonné, la défense musculaire très nette à droite, les urines rares, la constipation opiniâtre, la température élevée. On songea à faire appel à un chirurgien. Pourtant le malade présentant une assez forte dyspnée sans toux ni expectoration notables on se contenta d’un traitement médical d’attente. Celui-ci suffit en effet, car, dès le surlendemain, les - Symptômes allaient en s’amendant, la constipation et la douleur ayant cédé au traitement ; mais en même temps apparaissait à la base du poumon droit un foyer d’hépati. sation très net avec souffle et râles crépitants. Bientôt les symptômes pulmonaires furent la note dominante et malgré le traitement, l’envahissement bronchique des deux poumons s'installa. La température se mit à remonter, le pouls devint incomptable et le malade finit par mourir dans le coma.
En résumé : chez un ancien lithiasique, affection ayant débuté par un point de côté abdominal très net ressemblant à une appendicite et pouvant cliniquement être considérée comme telle, puis prenant les caractères d’une pneumonie et se terminant par la mort. ;
7) Appendicite et Fièvre typhoïde :
Mais plus intéressants encore, parce que plus connus, sont les rapports entre la fièvre typhoïde et l’appendicite:
Cette appendicite peut survenir aux trois périodes
de la fièvre typhoïde, mais semble plus fréquente à la première période à la phase que nous savons être actuellement essentiellement une septicémie. Cette appendicite avait du reste déjà frappé par sa fréquence de nombreux auteurs bien avant que l’on fut amené à penser que manifestations intestinales (dothiénentérie) et manifestations appendiculaires (appendicites) fussent deux effets dépendant d'une mème cause : la septicémie eberthienne. De nombreuses observations en furent publiées. Pour ne citer que les principales, rappelons celles parues dans la thèse de Coulomb, celles de Murchinson, Lees, Alexandroff, Letulle. Déjà, en 1883, Ducasse en cite un cas dans sa thèse. Mauger et Bayet ensuite, qui ajoute à ces faits un cas d’auto observation tout à fait typique, font une revue d'ensemble de tous les cas déjà publiés.
Enfin, plus près de nous, François, en 1904, Moilveaux, en 1907, reprennent cette étude et dans chacune de leurs thèses amoncellent une série de faits cliniques qui ne laissent aucun doute sur la fréquence, relative bien entendu, de l’appendicite au cours des fièvres typhoïdes. Molveaux surtout s'attache à distinguer trois groupes de faits suivant que l’appendicite surgit au début, au cours ou dans la convalescence de la fièvre typhoïde.
Au début, dit-il, le diagnostic est souvent errant, soit que seul celui d’appendicite, soit que seul celui de fièvre typhoïde soit porté. Plus souvent qu’on ne le fait, il faudrait porter le double diagnostic. Le Docteur Guinard, en effet, dans son article « Appen-
Ni ae
dicite » du traité de chirurgie, attire l’attention sur ces faits et s'exprime ainsi : « Si l’on voulait s’astreindre à user du séro diagnostic dans tous les cas d'appendicite, on s’apercevrait plus souvent qu’on ne le pense que les accidents sont survenus au cours d’un typhus levissimus méconnu ». « Parmi les causes d’appendicite, ajoute-t-il, j'appelle surtout l’attention sur la fièvre typhoïde. Depuis que j'ai cette conception dans l'esprit j'ai pu m'assurer plusieurs fois par le séro diagnostic que la cause de la crise appendiculaire était due à un typhus levississimus méconnu jusque là ».
Les mêmes conclusions découlent de la lecture d’une observation d’appendicite publiée par Stokes et Amick en 1905 où l’examen montra au niveau de l’appendice du bacille d'Eberth et où l'étude de l’agglutination montra que le sérum du malade même dilué au 1/5 agglutinait le même bacille ( et pourtant l’appendicite avait évolué sans qu'aucune autre lésion intestinale vint compliquer le tableau).
Quand l’appendicite apparaît au cours d’une fièvre typhoïde. Molveaux pense qu’il s’agit d’une perforation de l’appendice analogue au point de vue pathogénie à la banale perforation intestinale malheureusement si fréquente au cours des fièvres typhoïdes. Quant aux appendicites survenant dans la convalescence des fièvres typhoïdes, infiniment moins fréquentes du reste que les précédentes, Molveaux croit qu’elles doivent être rangées dans un cadre à part et considérées comme des appendicites banales n'ayant aucun rapport avec la fièvre typhoïde. Cette opinion