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tion conduit naturellement à admettre que la grippe est la véritable cause de l’appendicite ».
Ces conclusions sont loin d’être admises par tous les auteurs, mais les faits d'observations cliniques dont elles découlent sont certains. D'autre part, si la question de l’épidémicité de l’appendicite nous semble loin d’être prouvée, il nous a paru intéressant pourtant de rappeler qu’elle a pu être soulevée et qu’elle a même fait le sujet d’une thèse, celle de Thibault, en/1900.
Quoiqu'il en soit, la semence était jetée ; l’idée lancée à travers le monde médical faisait son chemin et, en germant, amenait l’éclosion d’une ample moisson de faits cliniques qui, tous les jours, se font plus probants et plus nombreux.
Ces faits de coexistence d’appendicite avec des infections générales peuvent être groupés en quelques classes principales :
1) Appendicite et Grippe :
Nous avons cité l'opinion de Faisans et les observations de malades où il a vu évoluer grippe et appendicite concomitamment. D'autres auteurs ont signalé des cas analogues. Le médecin-major Charpentier, Merklen, Gagnière et Charles Richet fils en ont successivement publié des observations. À l'étranger Franke, Sonnenburg et Mosler (en Allemagne) Marvel (en Amérique), apportèrent aussi leur contribution à cette étude.
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2) Appendicite et Angine :
Presque aussi fréquente que dans la grippe, l’appendicite dans l’angine fit aussi l’objet de plusieurs communications. Mais ce fut surtout à l'étranger que les travaux sur ce sujet parurent. Humphreys, Apoland, Weber, publièrent les premières observations. En France, Simonin cite sept cas nouveaux où l’angine se compliqua d’appendicites d’intensités diverses. Les conclusions qu'il tire à ce sujet méritent d’être retenues : « Il semble, dit-il, que d’une façon générale plus l'infection de l’organisme est accusée, plus active et plus intense se montre la réaction appendiculaire. Les amas lymphatiques de l’appendice participent à la défense générale de l’organisme plus fréquemment encore qu’on ne le croit et leur réaction ne commence à devenir sensible que par le phénomène de la douleur provoquée à la pression. Le péritoine reste silencieux aussi bien que la muqueuse intestinale. Il paraît y avoir simple adénite appendiculaire, si cette expression n’est pas trop hardie ». Cette notion de l’appendicite fruste, ainsi peut-on l’appeler, au cours des états angineux et des états infectieux est féconde en enseignements et établit des formes de transition entre l’appendicite aiguë d’origine hématogène et l’absence de réactions appendiculaires au cours de septicémies avérées.
En 1901, MM. Niclot et Marotte, dans un article sur l’angine de Vincent, font remarquer qu'il y a
peut-être un lien de cause à effet entre cette angine