‹ L'Hémoculture dans l'Appendicite: Contribution à l'Étude de la Pathogénie de cette AffectionChapitre 17 sur 37 · RS UE · texte numérisé non relu

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drons donc pas et nous résumerons ici des expériences plus récentes faites sur ce sujet et qui viennent singulièrement appuyer de leurs résultats la théorie de l’origine hématogène de l’appendicite.

Nombreuses sont les communications se rapportant plus ou moins directement au problème de l'appendicite expérimentale et pour établir un lien entre elles toutes il nous faut je crois les rapporter à deux grandes idées directrices : |

1) Provoquer une appendicite chez un animal de laboratoire par simple injection de culture microbienne dans le sang circulant de cet animal ;

>) Etudier l'élimination de ces microbes injectés, le long de tout le tractus intestinal et notamment au niveau de l’appendice.

Les premières expériences se rapportant à la question n° 1 sont connues déjà depuis quelques années.

C’est en 1897 que Charin par une communication à la Société de biologie montra la voie à suivre. En pratiquant systématiquement pendant deux mois toutes les autopsies des animaux morts dans son laboratoire il recueillit 6 cas d’appendicite, où l'organe volumineux avait sa lumière conservée sur toute sa longueur mais dont les parois épaissies présentaient des follicules clos hypertrophiés et contenaiert différents parasites en particulier un streptobacilie très. virulent. Ces faits indiquaient d’après Charrir que « d’une façon plus ou moins épidémique, sans intervention préalable au niveau de l’appendice, des

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germes (streptobacilles ou autres) peuvent se localiser sur cet organe ».

Ce fut ensuite Josué qui dans des expériences faites sur des lapins put reproduire des lésions de l’appendice par l’inoculation intra-veineuse de cultures du streptobacille isolé par Charrin.

D'autre part, il put observer des lésions semblables chez un lapin mort trois jours après injection dans les veines du contenu intestinal de l’un des lapins expérimentés plus haut.

Dans aucun de ces cas il n’y avait eu de point d'appel local produit ni par traumatisme, ni par aucun autre procédé.

Au point de vue anatomo pathologique l’appendice était tuméfié, présentant un grand nombre de nodules blancs constitués par des follicules clos augmentés de volume, saillants sous le péritoine. La lumière du canal était très amoïindrie par suite du gonflement de la paroi mais subsistait.

A la même date Mosny signale la présence d’une appendicite chez un lapin qui avait reçu longtemps auparavant une injection de colibacille.

On voulut après Josué reprendre des expériences analogues et Beaussenat dans sa thèse rapporte les résultats qu'il a obtenus dans cette voie. Chez trois lapins il fit des injections de colibacille dans le sang mais chez un seul des animaux ainsi traités il obtint un piqueté hémorragique de l'organe. Il reprit alors ses expériences après traumatisme de la muqueuse appendiculaire et obtint ainsi trois fois des appendicites caractéristiques dont deux se terminèrent par

la mort des animaux d’expérimentation. Il rapporte enfin un dernier cas qui par analogie avec ce qui se passe sans doute parfois chez l’homme peut être intéressant pour le médecin. Il s'agissait d’un lapin chez lequel on avait provoqué primitivement l’apparition d’une entérocolite expérimentale. L'animal guérit au bout de quelques jours, mais 20 jours après, ayant subi en même temps que d’autres lapins qui résistèrent une injection sanguine de microbes, il mourut en 48 heures d’une appendicite typique.

En 1899, Gouget à son tour rapporte un cas d’appendicite expérimentale par infection générale. Chez un lapin qui avait présenté un abcès local à la suite d’une injection sous cutanée d’urine septique il constata à l’autopsie deux ganglions mésentériques suppurés, un abcès de la rate et un appendice parsemé de points blancs, follicules tuméfiés et bourrés de leucocÿtes. L'examen bactériologique du pus et du sang du cœur décela du staphylocoque. I} s'agissait donc bien là d’une pyohémie à localisation sur les organes lymphoïdes.

En 1912, enfin, Ch. Richet fils fait paraître dans sa thèse une nouvelle série d'expériences. Par injections de streptocoque et de pneuMmocoque il n’observe que des lésions très discrètes de l’appendice mais avec un colibacille retiré par hémoculture du sang d'un malade atteint de septicémie, les résultats furent plus nets et il obtint dans la moitié des cas des points de follicules gros comme une tête d’épingle. |

Là se clot la liste des expérimentations faites en

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