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Il est pourtant actuellement entre nos mains un procédé : l’hémoculture qui nous permet d'étudier les septicémies en mettant en évidence l'agent caché, le microbe cause de l’inflammation locale. C’est cette hémoculture qui, comme le disait Widal, permettra de trancher le débat et démontrera de façon irréfutable la pathogénie sanguine de l’appendicite.
Nous allons dire un mot d’abord de cette méthode d'investigation et des résultats qu'elle a déjà fournis,
Lorqu’en 1863 Pasteur démontra que le sang prélevé aseptiquement chez les êtres vivants et conservé à l’abri des germes extérieurs se conserve indéfiniment sans subir de putréfaction, cette expérience du même coup établissait que si des microbes se développent dans le sang ainsi recueilli c'est qu’ils existaient préalablement dans la circulation. Pourtant l’idée ne vint pas de suite de rechercher ces microbes dans le sang en les faisant pousser dans un milieu de culture approprié. L’hémoculture est une méthode relativement nouvelle qui ne remonte guère qu’à une vingtaine d'années.
En effet, si l’on excepte la septicémie charbonneuse que Davaine étudiait en 1850, puis le streptocoque (Pasteur et Doleris 1875) et le pneumocoque (Talamon et Fraenkel 1881) qui furent trouvés par ces auteurs dans la circulation générale, il faut attendre l’année 1900 pour voir apparaître des travaux sur fa présence de microbes dans le sang, et sur leur mise en lumière par l’hémoculture. Dès lors, cette méthode entre dans la pratique courante et est utilisée au cours de la plupart des septicémies.