‹ L'Hémoculture dans l'Appendicite: Contribution à l'Étude de la Pathogénie de cette AffectionChapitre 21 sur 37 · RS · texte numérisé non relu

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C’est ainsi qu’au cours de la fièvre typhoïde les études méthodiquement poursuivies par MM. J.Courmont et Lesieur montrèrent bientôt que la présence du bacille dans le sang est la règle dans la période d'état de la fièvre typhoïde, et devient de plus en plus rare pendant la convalescence pour disparaître à la guérison. L'application de cette même méthode à la plupart des cas diagnostiqués cliniquement typhoïdes a permis de voir souvent que le microbe en cause n'était pas l’Eberth mais un de ses proches voisins : paratyphiques À ou B.

C'est aussi grâce à cette méthode que la pneumonie put être considérée cornme une septicémie précédant toute manifestation pulmonaire et ayant une porte d'entrée buccale, cutanée, ou respiratoire. Puis ce furent les septicémies à pneumobacille de Friedländer, celles à streptocoques (étudiées par l’hémoculture dans la clinique du Professeur Fabre chez les malades atteintes d'infection puerpérale) celles à staphylocoques (découvertes en 1897 par M. le Professeur Lesieur, grâce à l’hémoculture), celles à tétragène, à gonocoque, à méningocoque, à micrococcus melitensis, à entérocoques, etc..., qui, toutes, furent décelées et étudiées grâce à l’hémoculture.

Si étrange que cela paraisse on a même rencontré parfois des microbes anaérobies stricts dans la circulation sanguine, milieu pourtant aussi oxygéné que possible et c’est encore grâce à l’hémoculture, dans le vide, que ces faits ont été mis en évidence.

On voit donc quelle importance a cette méthode et on peut s'étonner que les auteurs n’aient pas plus

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tôt cherché par ce moyen à déceler de façon évidente la septicémie primitive origine d’appendicites dont ils soupçonnaient depuis fort longtemps déjà l'existence, au lieu d’en rester à de stériles discussions sur les faits cliniques qui ont une grande valeur assurément, mais auxquels il ne convient pourtant pas de demander plus qu'ils ne peuvent prouver.

En effet, l’'hémoculture, au cours de l’appendicite, n'a été pratiquée que très rarement et depuis fort peu de temps, et il ne nous a été possible d’en retrouver dans la littérature médicale que quatre cas. Encore ces cas sont-ils bien récents, puisque le premier en date est dû à MM. Thiroloix et Durand, qui, en mars 1911, présentèrent à la Société de Médecine des Hôpitaux de Paris une malade chez qui ‘était survenue une appendicite au cours d’une spirochétémie qu'avait décelée l’'hémoculture. |

En 1912 paraît la thèse de Ch. Richet fils qui contient deux observations d’appendicite où fut faite l’'hémoculture, l’une a trait à une appendicite observée au cours d’une grippe, l’autre à une appendicite observée au cours d’une fièvre typhoïde.

Enfin, en octobre 1912, Widal présente à l’Académie de Médecine une quatrième observation concernant une femme qui fut prise d’appendicite au cours d’une fièvre typhoïde et chez qui l’hémoculture avait élé pratiquée.

Vu leur petit nombre et l'intérêt qui s’en dégage, nous croyons utile de réproduire ces observations qui, jointes à nos observations personnelles, nous permettront de tirer des conclusions.

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