LS ANS
La malade dit « n’avoir jamais été aussi bien » depuis trois ans, date du début de son eczéma.
Revue trois mois plus tard, la guérison persistait
entière. è Observation V.
Mme Gig…, 31 ans, présente depuis un an de nombreuses poussées de dermite eczématiforme, au niveau des doigts et de la face palmaire des deux mains : lésions suintantes et fortement prurigineuses. La dernière poussée, plus intense que les précédentes, s'accompagne de quelques éléments érythémato-vésiculeux sur le visage et à la face antérieure du cou.
La malade n’a aucun trouble endocrinien; les règles sont régulières, non douloureuses.
Aucun antécédent d'asthme, de migraine, d’urticaire ou d’eczéma, dans sa famille. *
Le traitement intra-dermique est commencé le 22 février 1929 (29 iñjections 2/10 c. c. puis 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte à l’eau.
De la première à la sixième injection, on n’injecte que 2/10 c. c. de sang hémolysé.
À la sixième injection : le prurit diminue, le suintement est tari, l’éruption pâlit. : \
À la septième injection : on injecte 3/10 c. c.
À la onzième injection : le prurit a disparu entièrement, l’éruption se dessèche,
DD
A la vingt et unième : les mains sont guéries. Il ne subsiste que deux ou trois petits éléments papulo-squammeux, au niveau du cou.
Observation V1
Mme Dége…., 40 ans, ménagère, souffre depuis quatre ans d’une dermite (laveuses) localisée aux mains ‘et aux avant-bras. Parfois, les membres inférieurs sont également atteints.
Cette malade qui ne présente pas de troubles de la menstruation, accuse quelques troubles dyspeptiques de signification banale.
De nombreux traitements ont été essayés : colomel, hyposulfite de soude, eau d'Uriage en injections intraveineuses.
Applications de pâte à l'ichtyol, goudroline, etc. Le traitement intra-dermique est commencé le 19 mai 1930 (6 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0: externe — cold-cream.
Dès la troisième injection, le prurit est diminué.
À la sixième mjection : il s’amende de plus en plus: le malade peut dormir. Les lésions ont perdu leur caractère inflammatoire ,le suintement est devenu minime.
Le traitement a dès lors été interrompu, la malade se sentant améliorée et ne pouvant s’astreimdre à venir tous les jours au dispensaire.
L'amélioration était déjà manifeste,
Observation VII
Mme Geo, 44 ans, ménagère, est attente depuis un an d’une dermite eczématiforme (laveuses) ; suintante et très prurigineusé, localisée aux mains et aux avant-bras. :
La malade n’est plus réglée depuis six ans, cet arrêt coïncidant avec une fièvre typhoïde.
Aucun trouble endocrinien, état gastro-intestinal normal. î
Le traitement intra-dermique est commencé le 1” mai (20 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — Ü:; externe — cold-cream, pâte à ichtyol.
Dès la deuxième injection : le prurit disparaît.
À la cinquième injection : les lésions eczémateuses, améliorées rapidement, ont disparu.
À la quatorzième : on note l'apparition de phlyctènes sur la face dorsale de la main droite, qui disparaissent en trois Jours.
A la vingtième : la malade est parfaitement guérie.
Il n'existe plus ni eczéma, ni prurit.
Observation VIII
M. Blas.…., 29 ans, cimentier, a vu apparaître il y a huit mois, une grosse poussée d’eczéma, localisée au cou, au front, aux bras, aux avant-bras et aux jambes. Il s’agit d’une dermite artificielle (gale du ciment).
Traité à cette époque par diverses pommades, son