‹ L'Hémolysothérapie Intra-dermique dans le Traitement de certaines Dermatoses: Eczémas, Dermites eczématiformes, Prurits, avec Eczématisation ou LichénificationChapitre 22 sur 24 · CE 6721 AU · texte numérisé non relu

CE 6721 AU

paraît aux poignets : nouvelle série intra-dermique (20 injections 3/10 c. c.), guérison rapide. La malade est revue au mois de novembre, pour une nouvelle poussée de dermite à la face antérieure des poignets, survenue huit jours auparavant à l’occasion de lavages répétés.

Dans l'intervalle (cinq mois) la guérison s’est maintenue entière.

Traitement intra-dermique (20 injections 3/10 c. c.)

Entre la cinquième et la septième injection : le prurit disparaît ; les lésions s’améliorent.

À la seizième injection, la guérison est obtenue.

En février 1930, nouvelle rechute localisée aux poignets, mais cette poussée est bien moins intense que les précédentes.

Traitement intra-dermique (22 injections 3/10 c. c.), 20 février 1930.

À la quatrième injection : il n’y a plus de prurit, l’inflammation disparaît. |

À la huitième injection : l'amélioration s’accentue.

À la vingt-deuxième injection : les lésion ont disparu, à part un ou deux éléments secs et non prurigineux.

Observation XX X1X

Mme And... 53 ans, vient consulter dans le service Pour un eczéma des mains et des avant-bras, eczéma récidivant et actuellement infecté, s’accompagnant d’un fort prurit. Après application d’eau d’Alibour, de pâte

à l’eau, de pâte ichtyolée, l'infection a diminué, mais le suintement et le -prurit restent intenses.

On fait alors une série d’hémolysothérapie (11 in- Jections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte ichtyol.

Les premières injections ne s’accompagnent d'aucune modification.

À la sixième injection : le prurit est moins intense.

À la neuvième injection : il disparaît.

À la onzième injection : le prurit n’a pas reparu, mais les lésions subsistent quoiquent très améliorées, quant au sumtement.

En raison de ses occupations, la malade a dû alors interrompre son traitement. On ne pouvait alors conclure de son influence sur les lésions, mais le prurit, lui, avait déjà subi d’heureuses modifications.

Observation XL

Mme Verec…, 34 ans, femme de chambre, entre dans le service le 13 mars 1930 pour un eczéma des mains, dont le début remonte à 1924. Cet eczéma procède par poussées, dont certaines ont duré jusqu’à sept mois, malgré divers traitements, avec alternatives d’amé- Jiorations et d’aggravations. Une série d’autohémothé- ‘rapie n’a pas été couronnée de succès.

À son entrée, on remarque un eczéma infecté des mains qui s'étend légèrement sur les avant-bras, ainsi que quelques éléments érythémato-vésiculeux, disséminés

La

sur la face et le cou. La malade présente en outre, quelques troubles thyro-ovariens (dysménorrhée, règles peu abondantes, tremblement, tendance à la frilosité, ‘ congestions subites et passagères de la face). Métabolisme basal : 40,97 + (12 %). Le 14 avnl, on commence le traitement intra-dermique (20 injections 3/10). Traitement concomittant : interne — 0; externe — cold-cream. ;

A la deuxième injection : il naît une petite poussée au bras droit. :

A la troisième injection : poussée aux deux bras, le prurit persiste.

À la quatrième injection : extension de la poussée aux Jambes. |

À la neuvième injection : nouveaux éléments aux cuisses, mais les lésions des mains s’atténuent.

À la douzième mjection : le prurit diminue, les lésions du bras gauche rétrocèdent.

À la quinzième injection : le prurit a disparu. Les éléments des bras, avant-bras et cuisses ont subi une grosse amélioration qui va s’accentuer progressivement jusqu'à la vingtième et dernière injection (6 mai). Le prurit a alors entièrement disparu, ainsi que la plupart des éléments; néanmoins, il persiste un placard sec, non prurigineux sur le dos des mains, plus marqué à droite. Remarquons la ‘singularité de ce cas qui a vu naître une poussée aiguée échelonnée le long des cinq premières injections, poussée disparue en entier, à la fin du traitement.

Ale gà ie Observation XLI

Mile Pamp.…, 19 ans, maroquinière, entre dans Je service le 8 mars 1930 pour un eczéma des mains et des avant-bras, dont le début remonte au mois de janvier. L’autohémothérapie a amélioré la malade, tant que durait la cure, dès cessation, une poussée survenait.

À son entrée, la malade présente : un eczéma suintant, infecté, prédominant à droite, des mains, des bras et des avant-bras, avec œdème remontant jusqu'aux bras. Il existe en sus quelques éléments pruriginéux, mais non infectés, au visage, au pied gauche, à la face interne des cuisses. à

Ni troubles digestifs, ni troubles endocriniens. Il ne semble pas y avoir de rapport. entre l'affection et la profession de la malade. Des applications de pâte à l’eau, de cold-cream semblent améliorer les lésions, lorsque, le 28 mars, surgit une nouvelle poussée. On applique alors le traitement intra-dermique (20 injections 3/10 c. c.) (31 décembre 1930. Traitement concomittant : interne — 0; externe — cold-cream.

Dès la quatrième injection : le prurit diminue, mais l’eczéma est stationnaire.

À la sixième injection : le suintement diminue.

À la neuvième injection : un léger prurit se manifeste.

À la treizième injection : poussée fébrile le soir à 39°5. Céphalée. Le lendemain, la température retombe à 37°, néanmoins, on ne pratique pas d'injection,

DA

À la quatorzième injection : pas de réaction fébrile.

À la quinzième injection : les lésions sont en voie de guérison; prurit minime,

A la vingtième injection : très grosse amélioration (21 avril).

La malade sort le 22 avril; revue trois semaines

plus tard, la guérison se maintient entière.

Observation XLII

Mme Béo.…, 43 ans, est atteinte depuis six ans d'un eczéma interdigital à forme dyshydrosique, survenant par poussées tous les deux ou trois mois. Les lésions sont actuellement très infectées. On met la malade au traitement intra-dermique (20 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — ichtyol, goudroline.

La première injection est faite le 31 janvier 1930.

Dès la quatrième injection : le prurit est momdre.

À la neuvième injection : très grosse amélioration des lésions, l’eczéma est en voie de disparition.

À la quinzième injection : 1] survient une petite poussée qui rétrocède vite, car :

A la vingtième injection : l’eczéma a disparu en presque totalité. Seuls persistent deux ou trois éléments interdigitaux qui disparaissent en quelques jours.

Te Observation XLIII

Mme Lio..., 55 ans, souffre depuis quinze mois d’un eczéma récidivant des mains, des avant-bras et de la face (hémi-face droite). Soignée par applications de diverses pâtes, par vaccins antistaphylococciques, une cure d'autohémothérapie l’a bien améliorée. Actuellement, elle présente de grands placards infectés du dos des mains, des avant-bras et des jambes, ceux-ci en voie de disparition. Il existe en outre de nombreux éléments au visage : lèvre supérieure, région sourcillière et péri-or-

bitaire, très prédominants à droite.

Ménopause il y a deux ans, érysipèle de la face (hémi-face droite) il y a quatre ans. Le traitement intra-dermique est commencé le 16 mars 1930 (17 imjections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne : — 0; exteme — pâte ichtyol.

À la quatrième injection : le prurit s’amende surtout à la face.

À la neuvième imjection : recrudescence aux sourcils, mais les lésions des mains s’améliorent sans cesse. Le traitement est continué tous les jours et s’accompagne d’alternatives diverses : amélioration de la face, aggravation aux jambes.

Seules les lésions des mains s’amendent régulièrement. À la dix-septième immjection, le prurit a disparu; les lésions sont améliorées partout, sauf à la face, où cependant le prurit ne se fait plus sentir.

En résumé, le prurit a cédé, malgré sa ténacité, mais

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les lésions cutanées (face) ne sont qu’incomplètement guéries. Nous remarquerons d’ailleurs, que les lésions du front et du sourcil posaient un diagnostic difficile entre un eczéma vrai infecté, et une dermo-épidermite.

Ces lésions avaient également résisté aux vaccins.

P RURITS Observation XLIV (Personnelle)

Mme Min, 45 ans, souffre depuis vingt mois environ d’un prurit rebelle localisé au niveau de la face dorsale des mains, qui s'accompagne de nombreuses lé- Sons à ce niveau, qui se sont eczématisées.

Divers traitements externes et internes dont plusieurs injections d'Ixium, plusieurs séries d’autohémothérapie, ont amené une sédation plus ou moins longue dans l’état de la malade, mais le prurit va s’exagérer à nouveau à partir du mois de février 1930, date à laquelle disparaissent les règles de la malade.

Au mois de juin, une nouvelle poussée de prurit apparaissant, on soumet la malade au traitement intradermique, qui amène une sédation de prurit dès les premières piqûres. Traitement éoncomittant : externe — cold-cream: interne — extrait ovarien : | gr. pendant dix jours par mois; traitement suivi depuis février.

Nouvelle poussée au mois de novembre, on reprend

le traitement intra-dermique (10 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — ovarine; externe — cold-cream.

La première injection est faite le 7 novembre.

Dès la troisième injection : le prurit s’amende.

À la cinquième injection : les lésions des mains s améliorent. |

À la huitième imjection : elles sont presque guéries.

À la dixième injection : la malade se’ considérant guérie, veut mterrompre son traitement, malgré avis contraire.

Obinuboe NL

Mme Arn../ 57 ans, couturière, est soignée depuis neuf mois pour des lésions de dermite eczématiforme de la face dorsale des mains, des avant-bras et des coudes. Au niveau des coudes, il existe de gros placards suintants, irrités et très prurigineux, non infectés. Pas de troubles endocriniens, pas d’antécédents à signaler. Deux séries d’autohémothérapie sont restées sans résultat. Le malade est mise au traitement intra-dermique (15 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte à l’eau.

À la cinquième injection : le prurit diminue.

À la septième injection : 1l se produit une amélioration considérable des lésions, le suintement est minime,

À la quinzième injection : 1l ne persiste qu'un petit placard au niveau de chaque coude, peu prurigineux,

mais légèrement suintant.

Te Observation XLV1I

Mme Arrig…., 34 ans, souffre depuis l’âge de quatorze ans, d'un prurit intense de nature imprécisée, au niveau de la face interne des cuisses, ayant entraîné de larges placards lichénifiés, sans réactions mflammatoires importantes. Actuellement le prurit est intolérable et empêche tout sommeil. Le traitement par la « hautefréquence » la soulageait, mais le prurit réapparaissait dès la cessation des séances. Une série d’auto-hémothérapie n’amenant pas d'amélioration, on soumet la malade au traitement intra-dermique (8 injections 3/10 c. c.. 1/10 c. c.) (2 octobre 1929). Traitement concomittant : interne — 0; externe — (.

Dès la troisième injection : le prurit est très diminué, le sommeil est possible sans adjonction d’hypnotiques. Mais à partir de cette injection, chaque piqüre intradermique provoque une grosse réaction locale, constituée par l'apparition d’un placard d’une dizaine de centimètres de largeur, mfiltré, rouge, tendu, douloureux qui disparaît spontanément en deux ou trois jours. Il n’existe pas de phénomènes généraux concomittants, néanmoins, l'importance de cette réaction locale est telle que la malade se refuse à s’exposer à sa répétition. (La dose in- Jectée avait été naturellement abaissée de 3/10 c. c. à 1/10 c. c., la réaction était identique).

Observation XLV1I CAT

M. Mart.…., 60 ans, garcon de bureau, vient consulter au mois de juillet 1929, pour un prurit général de nature indéterminée, existant depuis un an.

La « haute-fréquence » ne l’ayant pas amélioré, il revient trois mois plus tard, avec de grosses lésions de lichénification de la face interne des cuisses, de l’œdème, un érythème compliqué de lésions de grattage, au niveau du périnée. Un suintement continu et un prurit intense ont contraint le malade à abandonner sa profesion. On commence le traitement intra-dermique le 16 septembre (28 injections 3/ 10). Traitement concomittant : interne — 0; externe — 0.

Dès la troisième injection : le prurit a bien diminüé.

À la cinquième injection : il disparaît presque totalement.

La sixième injection s'accompagne cependant d’une légère poussée prurigineuse.

À la neuvième injection : le prurit disparaît et ne se manifestera plus.

À la douzième injection : l’aspect des lésions est bien changé: la lichénification persiste, mas l’œdème et l’état inflammatoire ont cédé.

À la dix-neuvième injection : petite réaction locale eu siège de l'injection qui disparaît le lendemain.

À Ja vingt-huitième injection : il n'existe plus ni prurit, ni lésions cutanées.

ND

Seul, demeure un petit placard infiltré et pigmenté, mais non prurigineux, en avant de l’anus, de la taille d’une pièce d’un franc. |

La série est terminée le 16 octobre, le malade est revu un mois plus tard, la guérison persistait entière.

Observation XLVII1

Mile Gira..., 24 ans, femme de chambre, présente depuis un an des lésions eczématiformes de la face dorsale des mains et de la face interne des genoux. Elle présente en outre des troubles de la menstruation (dysménorrhée) et quelques troubles digestifs (pesanteur gastrique après les repas). Divers traitements externes et internes ayant échoué, on met la malade au traitement intra-dermique (19 injections 3/10). Traitement concomittant : interne — 0; externe — cold-cream.

La première injection est faite le 23 février 1929.

À la quatrième injection : le prurit est diminué.

À la neuvième injection : les lésions s’améliorent.

A la quatorzième injection : le prurit disparaît totalement.

À la dix-neuvième injection : les lésions ont perdu fout caractère érythémateux. Il ne subsiste qu’un aspect cicatriciel de la peau qui est épaissie et kératinisée.

Revue en septembre, cinq mois plus tard, la malade n'avait pas eu de poussée nouvelle,

Observation XLIX (D' W. et personnelle)

Mme For, 42 ans, ménagère, entre dans le service le 14 octobre 1929, pour prurit généralisé de nature indéterminée. Ce prurit a entraîné des lésions cutanées, irritées, au niveau des membres supérieurs, des fesses, de l'abdomen. Traitée par des injections intra-veineuses d’hyposulfite de sodium, de bromure de Na ensuite, sans résultats, la malade est soumise aux injections intradermiques (18 injections 3/10 c. «c.).

… Dès les premières piqûres, la malade accuse un soulagement important, mais passager. Il n’y a véritable amélioration que par applications de goudroline pure, associée à la prise quotidienne de 0 gr. 09 de gardénal. La malade revient le 18 juin 1930 pour des lésions eczématiformes, au niveau des mains, de la face interne des cuisses, du visage, accompagnées d’un prurit intense.

Aucun trouble endocrinien. Règles normales et non douloureuses. Ni albuminurie, ni glycosurie. Urée sang 9 gr. 36. On fait une nouvelle série d’hémolysothérapie (22 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : | interne ie gardénal 0 gr. 09; externe — pâte à l’eau:

À la septième injection : le prurit est très amélioré.

À la douzième injection : l’état des lésions est satisfaisant.

À la vingt-deuxième injection : il n'existe pour ainsi . dire plus de prurit. La malade sort le 10 juillet.

Pendant trois mois, la guérison persiste entière,

en

quand, le 28 octobre, une nouvelle poussée de prurit se manifeste à l’occasion d’un ennui (départ de son fils. au régiment). Ce prurit s'accompagne des mêmes lésions discrètes avec mêmes localisations, à la face dorsale des mains, à la face interne des cuisses. Le visage est respecté. Nouvelle série intra-dermique (15 injections 3/10 c. c.) commencée le 31 octobre 1930.

À la quatrième injection : la malade peut dormir, le prurit a cédé, les placards eczémateux pâlissent.

À la treizième injection : il n’y a plus de prurit, les lésions cutanées ont disparu.

La malade sort le 14 novembre, guérie.

Observation L

Mme Bret..., 78 ans, est atteinte d’un prurit généralisé avec lichénification. La malade souffrait auparavant d’un eczéma, survenu 1] y a quatre ans, localisé aux bras et aux avant-bras, qui, soigné par l’application de diverses pommades, s’améliorait, mais ne disparaissait qu’incomplètement. |

Depuis quatre mois progressivement cet eczéma s’est amendé pour finalement disparaître, tandis que peu à peu naissait le prurit dont se plaint actuellement la malade. Ce prurit quotidien et généralisé d'emblée, se manifestait tout d’abord à heure fixe, en général vers quatre heures de l'après-midi, et durait environ une heure; petit à petit, il s’est fait plus fréquent, pour devenir presque continu actuellement.

À l'examen, à côté des lésions de grattage, nettes aux aisselles et dans la région pubienne, on note une rougeur diffuse de la peau, avec épaississement et lichénification. Une réaction de Bordet-Wassermann pratiquée à l’occasion d’un examen complet se montre positive, cependant, il n’existe, ni dans les antécédents, ni dans l’examen clinique actuel, aucun signe de spécificité.

Cœur normal. T. À. : 15 1/2, 8 1/2. Urée sanguine : 0 gr. 46. Réflexes tendineux et pupillaires normaux. Pas de signe d’Argyll. |

Treize enfants vivants (deux grossesses géméllaires), pas de fausse-couche.

Le traitement intra-dermique èst commencé le 13 avril (15 mjections 3/10 c. c.).

Traitement concomittant : interne — gardénal 0 gr. 09; externe — cold-cream.

Dès la deuxième injection : le prurit est diminué.

À la troisième injection : il disparaît complètement, la malade peut dormir.

A la dixième imjection : l’état de la peau est bien amélioré.

A la quinzième injection : la malade sort, n'ayant plus eu de poussée prurigineuse depuis la troisième in- Jection.

Observation LI

Mme Blond.…, 45 ans, ménagère, souffre depuis le mois de mars 1929, d’une dermite généralisée, très suin-

ro

tante et très prurigineuse. Le début s’est fait à la face dorsale des mains et aux avant-bras pour gagner de là, le tronc, puis les membres inférieurs, malgré application de pâte à l’eau et prise quotidienne de calomel (0 gr. 04) et hyposulfite de sodium (1 gr. 50). Traitée à deux reprises différentes, en août et en octobre 1929, pour une poussée généralisée d'éléments de type furonculeux, on lui a fait deux séries de piqûres de vaccin antistaphylococcique (10 injections : première série; 16 injections : deuxième série) avec applications de pommade à l’antivirus. Ce traitement amène une certaine amélioration, mais de courte durée, car une nouvelle poussée généralisée se manifeste au mois de janvier 1930, on a recours alors à l’autosérothérapie. Ce traitement commencé le 24 janvier (1/8 c. c.) prend fin à la seizième injection, le 8 février (1 c. c.). L'action sur les lésions a été nette; dès la sixième piqûre le suintement a bien diminué, en fin de traitement, il y a une grosse amélioration, mais l'influence sur le prurit a été faible, malgré la prise quotidienne de neuf centigrammes de gardénal. Cette amélioration, d’ailleurs, ne dure pas, car une dizaine de jours après, se produit une nouvelle recrudescence généralisée. Il est intéressant de noter que cette recrudescence coïncide avec la date approximative, à laquelle auraient dû apparaître les règles de la malade, celles-ci sont en effet, supprimées entièrement depuis cinq mois (sep-. tembre 1929). Cette poussée nouvelle est constituée d'éléments papulo-vésiculeux, ou simplement papuleux,

es

étendus aux poignets, avant-bras, cuisses et à la région lombaire, avec maximum en cet endroit, du prurit et du suintement. On soumet alors la malade au traitement intra-dermique (première série : 14 injections 3/10 c. c.; deuxième série : 20 injections 3/10 c. c.) Traitement concomittant : interne — extrait ovarien O gr. 60: externe — cold-cream.

La première mjection est faite le 20 février.

À la neuvième injection : le prurit est très diminué, mais les éléments sont peu influencés, le suintement persiste.

À la quatorzième injection : le prurit est toujours très diminué, mais n’a pas complètement disparu. Les lésions sont très insuffisamment améliorées, le suintement persiste encore (9 mars).

Le 31 mars, on recommence une deuxième série :

Dès la quatrième injection : le prurit s’atténue encore.

À la huitième injection : le prurit diminue toujours ; la malade qui prend depuis trois jours O gr. 60 d’extrait ovarien par jour, voit ses règles apparaître.

À la douzième, poussée prurigineuse, très diminuée le lendemain.

À la quatorzième, poussée aiguë d'éléments vésiculeux aux bras et aux pieds.

De la quatorzième à la vingtième injection : cette poussée va s’atténuer et même disparaître, tandis que se dessèchent les autres lésions.

STE NESE

Le prurit a totalement disparu.

En résumé, on peut considérer trois étapes bien distinctes, dans les résultats thérapeutiques obtenus chez cette malade, qui était èntrée dans le service dans un état singulièrement grave.

C’est d’abord le résultat moyen obtenu par qumze injections d’autosérothérapie (aucune influence sur le prurit) : c’est ensuite le résultat meilleur par l'emploi de la pommade à l'antivirus, enfin la guérison, par l’autohémolysothérapie, à la fin de la deuxième série. L'influence de ce dernier traitement s’est faite sentir tardivement, mais son efficacité a été remarquable au cours des six dernières injections.

Observation LII (Personnelle)

Mme Tey.…., 70 ans, est atteinte d’une dermatose du type eczématiforme, généralisée, ayant débuté en août

Les lésions très prurigineuses sont constituées par de petits éléments érythémato-vésiculeux, en certains points, papulo-bulleux en d’autres, siégeant au niveau du tronc, des membres supérieurs et inférieurs. A la face, il existe quelques petits placards érythémato-squammeux: seuls. sont respectés les téguments des pieds. La malade entre dans le. service le 28 août.

Elle aurait eu, il y a quatre ans, une maladie de - Dübring. Aucun signe de brihgtisme. Urée sanguine

A ee

Une série d’autohémothérapie (quinze injections) pratiquée du Ï! septembre au 8 octobre reste sans résultats, le prurit persiste, les lésions demeurent. On a alors recours au traitement intra-dermique (deux séries 21 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : mterne — 0; externe — cold-cream.

Dès la troisième injection (13 octobre) : le prurit est moindre.

À la cinquième injection : l’éruption pâlit.

A la neuvième injection : recrudescence de l’éruption, de nouveaux éléments papulo-vésiculeux apparaissent aux cuisses et au tronc.

De la dixième à la vingt et unième injection : cette poussée va s’atténuer ainsi que les lésions préexistantes. Le prurit est très diminué.

Cette première série a amené une amélioration notable dans l’état de la malade; le prurit s’est amendé, les lésions ont décru en intensité et en nombre. On pratique une deuxième série, de consolidation (5 novembre) (21 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — calomel 0 gr. 04, hyposulfite | gr. 50; externe — (.

Après la cinquième injection : le prurit disparaît totalement.

À la douzième injection : l’éruption a presque disparu.

A la vingt et unième imjection : tous les éléments du tronc, des cuisses, des membres supérieurs ont disparu.

La malade sort le 26 novembre, guérie.

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