III —— LIEU DE L'INJECTION
Il n’est nullement nécessaire de pratiquer l’injection dans le derme avoisinant les lésions. C’est la peau de la face externe de la cuisse qui est le siège d’élection pour les injections.
[V. — DiFFICULTÉS ET [INCIDENTS DE LA MÉTHODE
Ils sont négligeables pratiquement. Un peu d’attenüon et la surveillance des malades suffiront à les éviter. Cependant, signalons que, dans un cas de prürit
que
avec lichénification, des réactions œdémateuses ou érythémateuses d'intensité moyenne, consécutives aux injections intra-dernmiques, ont dû faire interrompre le traitement à la huitième injection, la malade ne voulant plus s’exposer à leur répétition. La dose injectée avait pourtant été diminuée de 3/10 à 1/10 de centicube.
Dans un autre cas, il s’agissait d’un eczéma chez une femme enceinte de six mois, l'injection intra-dermique de 3/10 de centicube de sang laqué provoquait dans l'heure qui suivait l'injection, un malaise général caractérisé par des nausées, de la céphalée, des vertiges, de l’hypotension artérielle. Ces troubles réactionnels cessèrent dès que la dose injectée fut ramenée de 3/10 c. c. à 1/10 c::<. pus 2/lUc:€:
Tels sont, sur 1.300 injections intra-dermiques environ, pratiquées à l'heure actuelle, dans le service du Docteur Weissenbach, à l'Hôpital Broca, les seuls incidents, d’ailleurs bien légers, à mettre sur le compte de la méthode.