‹ L'Hémoly­sothérapie Intra-dermique dans le Traitement de certaines DermatosesChapitre 12 sur 35 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Les cas que nous rapportons ici, au nombre de 51, concernent, tous, les malades du service du docteu: Weissenbach, à l'hôpital Broca.

Ils se répartissent de la manière suivante :

17 cas de dermites eczématiformes (dermites des laveuses ou artificielles).

18 cas d’eczéma diathésique ou d’origine restée inconnue...

7 cas d'eczéma avec infection cutanée et pyodermite.

9 cas de prurit avec eczématisation ou lichénification.

La plupart de ces cas ont été choisis parmi les cas rebelles, ceux qui avaient déjà résisté à de nombreux traitements, et spécialement à diverses méthodes de désensibilisation, dont l’autohémothérapie.

Cela permet ainsi de juger davantage de la valeur de la méthode. Dans le même but, la plupart du temps, les topiques locaux ont été supprimés, pendant la durée des injections. Parfois, ils ont été conservés, nous le mentionnons d’ailleurs; mais leur emploi prolongé antérieur ne constituait-il pas à lui seul, une preuve suffisante de leur inefficacité?

Nous remarquerons enfin que sur 51 cas observés, six seulement concernent des hommes : cela tient sim-

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plement à ce fait que, dans le milieu hospitalier où nous les avons recueillis, c’est la proportion habituellement observée suivant le sexe des dermatoses envisagées.

DERMITES ARTIFICIELLES

Observation 1

Mme Ciar…., 40 ans, est atteinte depuis six mois, et d’une façon continue, de dermite eczématiforme des laveuses (javel, soude) très suintante et très prurigineuse. Les lésions atteignent la face dorsale des mains et la face antérieure des poignets.

En dépit du traitement employé tres à l’eau, pâte à l'ichtyol, colomel (0 gr. 06) et hyposulfite de soude (1 gr. 50) à l’intérieur, l’eczéma gagne la paume des mains, le cou, le visage, la face interne des cuisses, où les lésions sont partiellement prurigineuses.

On souméf la malade au : traitement intra-dermique (19 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte à l’eau.

Dès la deuxième injection : le prurit diminue.

A la troisième injection : les lésions ne suintent plus.

A la dix-neuvième injection : la malade sort guérie (30 mars 1929).

Une récidive légère se produit quinze jours plus tard, au niveau du poignet droit, accompagnée de quelques éléments au visage et au cou. Il existe un léger œdème des paupières (alb. — 0). On pratique une deuxième série d’ autohémolysothérapie — (19 injections

3/10). La première injection est faite le 22 avril 1929.

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