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état s’est amélioré, tant qu’il n’a pas exercé sa profession, mais l'ayant reprise, il y a quelques semaines, les lésions ont réapparu, atteignant la nuque, le front, les membres inférieurs, les avant-bras.
Cette éruption est suintante et s'accompagne d’un gros prurit.
Nous signalerons dans les antécédents pathologiques du malade l’existence d’un ictère survenu immédiatement : avant l’apparition de la première manifestation eczématiforme, ayant évolué en trois semaines; peut-être, pourrait-on lui attribuer un rôle sensibilisateur.
On commence le traitement intra-dermique le 2 avril 1930 (13 imjections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte\à l’eau.
Les huit premières injections s’accompagnent d’une amélioration sensible des lésions, mais le prurit persiste, moins intense, 1l est vrai.
La neuvième injection s'accompagne, au point injecté, d’une large papule rose, lente à s’effacer, non douloureuse.
Les trois dernières injections amènent de nouveaux progrès.
À la treizième injection, le malade sort guéri. Il n’y
a plus ni lésions, ni prurit.
Observation IX (D' W. et pers.) Mme Hof.…, 65 ans, souffre depuis dix-huit mois
d’une dermite eczématiforme (laveuses) qui s'étend aux
RRri , mains, aux bras et aux avant-bras. Cette dermite, souvent infectée, s’est accompagnée de [nat au niveau des bras, à plusieurs reprises.
Divers traitements externes et internes (vaccino-thérapie antistaphylococcique) ont été employés sans succès.
Ménopause à 50 ans, sans incidents.
Signes d’éthylisme (tremblement, subictère). A l’occasion d’une poussée aux bras, avant-bras, mains et abdomen, on soumet la malade au traitement intra-dermique (20 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — Ü; externe — cold-cream, ichtyol.
La première injection est faite le 18 février 1930.
À la quatrième injection : le prurit s’amende.
À la dixième : les lésions sont bien moins suintantes.
À la quinzième : le suintement est tari, les lésions sèches. ‘
À la vingtième : l’amélioration est considérable: restent seuls quelques éléments secs, peu prurigineux sur la face dorsale de la main droite.
Une récidive se produit quatre mois plus tard : mêmes localisations d’eczéma suintant et très prurigineux. Nouvelle série d’hémolysothérapie (20 injections 3/10 /e x);
À la quinzième injection : la malade est très améliorée.
À la vingtième injection : il persiste encore un petit placard suintant au bras droit, Le prurit a disparu.
Joe.
La malade reprend son travail, et, trois mois après, au mois d'octobre 1930, se manifeste une poussée sévère, localisée aux mains (face dorsale) aux bras et sur les flancs; le prurit est intense.
Troisième série d’hémolysothérapie. Traitement concomittant : interne — 0; externe — cold-cream.
La première injection est faite le 25 octobre.
À la cinquième imjection : le prurit a notablement diminué.
À la septième : les lésions s’améliorent, le suintement est moindre. ;
À la quinzième : il ne subsiste qu’un placard suintant encore, au niveau du bras droit. Les lésions des mains sont presque guéries, sauf deux petits placards d’'eczéma sec, légèrement prurigineux, isolés à la face dorsale des mains.
À la vingtième injection : seul, demeure rebelle, le
placard du bras droit (6 décembre).
Observation X
M. Lab... 40 ans, maçon, vient consulter pour un eczéma aigu, très suintant et prurigineux, localisé à la face dorsale des mains et au menton. Le début remonte à quinze jours: le malade a interrompu son travail et se soigne à l’aide de pommades diverses qui ne l’améliorent pas. Il entre alors dans le service.
Le malade travaille dans le ciment depuis six mois