‹ L'Hémoly­sothérapie Intra-dermique dans le Traitement de certaines DermatosesChapitre 13 sur 35 · PAU · texte numérisé non relu

PAU

À la sixième injection : l'œdème et les éléments du visage ont disparu.

À la dix-neuvième injection : toutes les lésions sont guériles.

La malade convoquée revient au mois de juillet. Aucure des lésions précédentes n’a reparu, ni aux mains, nl aux cuisses, nl au visage.

Il existe quelques éléments vésiculeux insignifiants au niveau du pli du coude gauche. x

À la fin du mois d’août, la malade est toujours très améliorée. Cependant, l'existence d’un petit placard discret (pièce de 5 francs) au poignet droit incite à faire une troisième série d’hémolysothérapie (20 injections 3/10 c.c.) au cours de laquelle toute lésion disnaraît,

Observation 11

Mme Dani.…., 31 ans, est atteinte depuis sept ans d’une dermite eczématiforme d’origine externe (soude et javel) qui s’étend à la face antérieure des poignets, à la face dorsale et palmaire des deux mains; il existe, en sus, des lésions chroniques périunguéales, et quelques placards vésiculo-squammeux sur la face antérieure des bras. eus Une série d’autohémothérapie pratiquée l'an dernier a amené une amélioration passagère de deux mois. Depuis quatre mois, la dermite est continue, exacerbée par le moindre contact avec l’eau.

Le traitement intra-dermique est commencé le 29 août 1929, (20 injections 3/10 c. c.). Traitement con-

comittant : interne — 0; externe — pâte à l’eau.

Lx PRESS

À la troisième injection : le prurit s’atténue.

A la cinquième injection : le suintement est très diminué.

A la onzième injection : les lésions ont pâli et nettement régressé; le prurit a disparu.

A la vingtième injection : la guérison et complète.

Il ne persiste que de rares éléments érythématosquammeux, non prurigineux, à la face dorsale du médius droit.

Observation 111

Mme Lob.….,, 32 ans, ouvrière d'usine, présente au niveau des mains et des avant-bras, des lésions aigues, étendues, très suintantes, de dermite artificielle, probablement due à une irritation professionnelle (nickelage). Le traitement intra-dermique est commencé le 28 avril 1929 (20 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte à l’eau.

Les premières injections n’amènent guère de modifications.

A la dixième injection : le prurit s’atténue.

A la douxième injection : la rougeur et le suintement diminuent.

A la vingtième imjection : la guérison est complète.

Revue un mois plus tard, la malade, qui a repris son travail, est très améliorée : il n'existe ni éruption ni prurit. On remarque cependant l'existence d’un petit placard vésiculeux à la face dorsale de la main gauche,

AS

On pratique alors une deuxième série intra-dermique (20 injections 3/10 c.c.). Traitement doncomittant = 0.

A la vingtième imjection, le placard de la main gauche a disparu. La malade sort guérie.

Observation IV

Mme Grat..., 29 ans, femme de chambre, est atteinte depuis trois ans d’une dermite d’origine externe (eau, Javel) siégeant aux-mains et aux avant-bras. Les lésions sont particulièrement intenses au niveau des dernières phalanges, entraînant de gros troubles trophiques des ongles qui sont striés, bosselés et très irréguliers.

De nombreux traitements externes et internes tentés en ville, étant restés sans résultats, on commence d’emblée le traitement intra-dermique (2 séries 19 injections 3/10 c. c. et 4/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte à l’eau.

Dès la deuxième injection, le prurit diminue.

À Ja cinquième injection : le suintement a cessé.

À la onzième injection : il n’y a plus de prurit.

À la dix-neuvième injection : il ne subsite que quelques éléments isolés, non prurigmeux, à la face palmaire. |

Trois semaines plus tard, on pratique une deuxième série de consolidation (19 injections 4/10). A l'issue du traitement, seules demeurent les altérations unguéales, ainsi qu’un tout petit placard d’eczéma sec et non prurigmeux sur la face dorsale de l'index droit.

AUSTATLE

La malade dit « n’avoir jamais été aussi bien » depuis trois ans, date du début de son eczéma.

Revue trois mois plus tard, la guérison persistait

ce ne èntiere. Fe

Observation V

Mme Gig…, 31 ans, présente depuis un an de nombreuses poussées de dermite eczématiforme, au niveau des doigts et de la face palmaire des deux mains : lésions suintantes et fortement prurigineuses. La dernière poussée, plus intense que les précédentes, s’accompagne de quelques éléments érythémato-vésiculeux sur le visage et à la face antérieure du cou.

La malade n’a aucun trouble endocrinien; les règles sont régulières, non douloureuses.

Aucun antécédent d’asthme, de migraine, d’urticaire ou d’eczéma, dans sa famille.

Le traitement intra-dermique est commencé le 22 février 1929 (29 injections 2/10 c. c. puis 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — pâte à l’eau.

De la première à la sixième injection, on n’injecte que 2/10 c. c. de sang hémolysé.

À la sixième injection : le prurit diminue, le suintement est tari, l’éruption pâlit.

À la septième injection : on injecte 3/10 c. c.

À la onzième injection : le prurit a disparu entièrement, l’éruption se dessèche.

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A la vingt et unième : les mains sont guéries. Il ne subsiste que deux ou trois petits éléments papulo-squammeux, au niveau du cou.

Observation V1

Mme Dége…, 40 ans, ménagère, souffre depuis quatre ans d’une dermite (laveuses) localisée aux mains et aux avant-bras. Parfois, les membres inférieurs sont également atteints.

Cette malade qui ne présente pas de troubles de la menstruation, accuse quelques troubles dyspeptiques, de signification banale.

De nombreux traitements ont été essayés : colomel, hyposulfite de soude, eau d’Uriage en injections intraveineuses.

Applications de pâte à l’ichtyol, goudroline, etc. Le traitement intra-dermique est commencé le 19 mai 1930 (6 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — Ü; externe — cold-cream.

Dès la troisième injection, le prurit est diminué.

À la sixième injection : il s’amende de plus en plus; le malade peut dormir. Les lésions ont perdu leur carac-

tère inflammatoire ,le suintement est devenu minime.

Le traitement a dès lors été interrompu, la malade se sentant améliorée et ne pouvant s’astremdre à venir tous les jours au dispensaire.

L'amélioration était déjà manifeste,

Observation V 11

Mme Geo..., 44 ans, ménagère, est attemmte depuis un an d’une dermite eczématiforme (laveuses) ; suintante et très prurigineuse, localisée aux mains et aux avant-bras. :

La malade n’est plus réglée depuis six ans, cet arrêt coïncidant avec une fièvre typhoïde.

Aucun trouble endocrinien, état gastro-intestinal normal.

Le traitement intra-dermique ést commencé le 1” maj (20 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — Ü: externe — cold-cream, pâte à ichtyol.

Dès la deuxième injection : le prürit disparaît.

A la cinquième imjection : les lésions eczémateuses, améliorées rapidement, ont disparu.

À la quatorzième : on note l'apparition de phlyctènes sur la face dorsale de la main droite, qui disparaissent en trois jours.

À la vingtième : la malade est parfaitement guérie.

Il n'existe plus ni eczéma, ni prurit.

Observation V111

M. Blas.…., 29 ans, cimentier, a vu apparaître il y

à huit mois, une grosse poussée d’eczéma, localisée au

‘cou, au front, aux bras, aux avant-bras et aux jambes. Il s’agit d’une dermite artificielle (gale du ciment).

Traité à cette époque par diverses pommades, son

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