‹ L'Hémoly­sothérapie Intra-dermique dans le Traitement de certaines DermatosesChapitre 27 sur 35 · GR XI · texte numérisé non relu

GR XI

Mile Pamp.…, 19 ans, maroquinière, entre dans le service le 8 mars 1930 pour un eczéma des mains et des avant-bras, dent le début remonte au mois de Janvier. L’autohémothérapie a amélioré la malade, tant

que durait la cure, dès cessation, une poussée survenait. | À son entrée, la malade présente : un eczéma suintant, infecté, prédominant à droite, des mains, des bras et des avant-bras, avec œdème remontant jusqu'aux bras. Il existe en sus quelques éléments prurigineux, mais non infectés, au visage, au pied gauche, à la face interne des cuisses.

Ni troubles digestifs, ni troubles endocriniens. Il ne semble pas y avoir de rapport entre l'affection et la profession de la malade. Des applications de pâte à l’eau, de cold-cream semblent améliorer les lésions, lorsque, le 28 mars, surgit une nouvelle poussée. On applique alors le traitement intra-dermique (20 injections 3/10 c. c.) (31 décembre 1930. Traitement concomittant : interne — Ü; externe — cold-cream.

Dès la quatrième injection : le prurit diminue, mais l’eczéma est stationnaire.

À Ja sixième injection : le suintement diminue.

A la neuvième imjection : un léger prurit se manifeste.

A la treizième injection : poussée fébrile le soir à 39°5. Céphalée. Le lendemain, la température retombe à 37°, néanmoins, on ne pratique pas d'injection,

OA ee

À la quatorzième injection : pas de réaction fébrile.

A la quinzième injection : les lésions sont en voie de guérison; prurit minime.

A la vingtième injection : très grosse amélioration (21 avril).

La malade sort le 22 avril; revue trois semaines

plus tard, la guérison se maintient entière.

Observation X LIT

Mme Béo.…, 43 ans, est atteinte depuis six ans d’un eczéma interdigital à forme dyshydrosique, survenant par poussées tous les deux ou trois mois. Les lésions sont actuellement très infectées. On met la malade au traitement intra-dermique (20 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; externe — ichtyol, goudroline.

La première injection est faite le 31 janvier 1930.

Dès la quatrième injection : le prurit est momdre.

À la neuvième injection : très grosse amélioration des lésions, l’eczéma est en voie de disparition.

À la quinzième injection : il survient une petite poussée qui rétrocède vite, car :

A la vingtième injection : l’eczéma a disparu en presque totalité. Seuls persistent deux ou trois éléments mterdigitaux qui disparaissent en quelques jours. ,

MATE Observation XLIII

Mme Lio..., 55 ans, souffre depuis quinze mois d’un eczéma récidivant des mains, des avant-bras et de la face (hémi-face droite). Soignée par applications de diverses pâtes, par vaccins antistaphylococciques, une cure d'autohémothérapie l’a bien améliorée. Actuellement, elle présente de grands placards infectés du dos des mains, des avant-bras et des jambes, ceux-ci en voie de disparition. Il existe en outre de nombreux éléments au visage : lèvre supérieure, région sourcillière et péri-orbitaire, très prédominants à droite. |

Ménopause 1l y a deux ans, érysipèle de la face (hémi-face droite) il y a quatre ans. Le traitement intra-dermique est commencé le 16 mars 1930 (17 injections 3/10 c. c.). Traitement concomittant : interne — 0; exteme — pâte ichtyol.

À la quatrième injection : le prurit s’amende surtout à la face.

À la neuvième.injection : recrudescence aux sourcils, mais les lésions des mains s’améliorent sans cesse. Le traitement est continué tous les jours et s’accompagne d’alternatives diverses : amélioration de la face, aggravation aux Jambes.

Seules les lésions des mains s’amendent régulièrement. À la dix-septième injection, le prurit a disparu; les lésions sont améliorées partout, sauf à la face, où cependant le prurit ne se fait plus sentir.

En résumé, le prurit a cédé, malgré sa ténacité, mais

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