IN 2 LEUR
À l'examen, à côté des lésions de grattage, nettes aux aisselles et dans la région pubienne, on note une rougeur diffuse de la peau, avec épaississement et lichénification. Une réaction de Bordet-Wassermann pratiquée à l’occasion d’un examen complet se montre positive, cependant, il n’existe, ni dans les antécédents, ni dans l’examen clinique actuel, aucun signe de spécificité.
Cœur normal. T. À. : 151/2, 8 1/2. Urée sanguine : 0 gr. 46. Réflexes tendineux et pupillaires normaux. Pas de signe d’Argyll.
Treize enfants vivants (deux grossesses géméllaires). : pas de fausse-couche,
Le traitement intra-dermique est commencé le 13 avril (15 imjections 3/10 c. c.).
Traitement concomittant : interne — gardénal 0 gr. 09; externe — cold-cream.
Dès la deuxième injection : le prurit est diminué.
À la troisième imjection : 1l disparaît complètement, la malade peut dormir.
A la dixième injection : l’état de la peau est bien amélioré.
A la quinzième injection : la malade sort, n’ayant plus eu de poussée prurigmeuse au la troisième injection,
Observation LI
Mme Blond, 45 ans, ménagère, souffre depuis le mois de mars 1929, d’une dermite généralisée, très suin-
Fe, UE
tante et très prurigineuse. Le début s’est fait à la face dorsale des mains et aux avant-bras pour gagner de là, le tronc, puis les membres inférieurs, malgré application de pâte à l’eau et prise quotidienne de calomel (0 sr. 04) et hyposulfite de sodium (1 gr. 50). Traitée à deux reprises différentes, en août et en octobre 1929, pour une poussée généralisée d'éléments de type furonculeux, on lui a fait deux séries de piqûres de vaccin antistaphylococcique (10 injections : première série; 16 injections : deuxième série) avec applications de pommade à l’antivirus. Ce traitement amène uhe certaine amélioration, mais de courte durée, car une nouvelle poussée généralisée se manifeste au mois de janvier 1930, on a recours ‘alors à l’autosérothérapie. Ce traitement commencé le 24 janvier (1/8 c. c.) prend fin à la seizième injection, le 8 février (1 c. c.). L'action sur les lésions a été nette; dès la sixième piqûre le suintement a bien diminué, en fin de traitement, il y a une grosse amélioration, mais l’mfluence sur le prurit a été faible, malgré la prise quotidienne de neuf centigrammes de gardénal. Cette amélioration, d’ailleurs, ne dure pas, car une dizaine de jours après, se produit une nouvelle recrudescence généralisée. Il est intéressant de noter que cette recrudescence coïncide avec la date approximative, à laquelle auraient dû apparaître les règles de la malade, celles-ci sont en effet, supprimées entièrement depuis cmq mois (septembre 1929). Cette poussée nouvelle est constituée d'éléments papulo-vésiculeux, ou simplement papuleux,
EL LR
étendus aux poignets, avant-bras, cuisses et à la région lombaire, avec maximum en cet endroit, du prurit et du suintement. On soumet alors la malade au traitement intra -dermique (première série : 14 injections 3/10 c. c.; deuxième série : 20 injections 3/10 c. c.) Traitement concomittant : Interne — extrait ovarien O gr. 60; externe — cold-cream.
La première injection est faite le 20 février.
A la neuvième injection : le prurit est très diminué, mais les éléments sont peu influencés, le suintément persiste.
À la quatorzième injection : le pfurit est toujours très diminué, mais n’a pas complètement disparu. Les lésions sont très insuffisamment améliorées, le suintement persiste encore (9 mars).
Le 31 mars, on recommence une deuxième série :
Dès la quatrième injection : le prurit s’atténue encore.
À la huitième injection : le prurit diminue toujours; la malade qui prend depuis trois jours O gr. 60 d’extrait ovarien par jour, voit ses règles apparaître.
A la douzième, poussée prurigineuse, très diminuée le lendemain.
À la quatorzième, pousséé aiguë d'éléments vésiculeux aux bras et aux pieds.
De la quatorzième à la vingtième mjection : cette poussée va s’atténuer et même disparaître, tandis que se
dessèchent les autres lésions.