J. PASSERAT TROIEN
SONET
SONET
Timon, Athenien, grand ennemy de l’homme, Trop severe censeur de nostre infirmité, Deteste en grand horreur l’humaine vanité, Pour laquelle Heraclit en larmes se consomme. Le raillart Democrit”, en se moquant, est comme Un farceur qui se rid de la debileté Des humains, savourans en vain de volupté La poison, qui les corps et les esprits assomme. Le ris de l’un, les pleurs que sans cesse distile De ses yeux le second, du tiers la haine hostile, À faire nous semond d’honnesteté l’eslite.
Mais la Royne sans pær, au discours de ce livre, En haine de tout mal, en pleurs et ris, nous livre Timon, et Heraclit”, avec un Democrite.