ACTE 1, SCÈNE XIII
// va h la table, s'assied pour écrire. Il me faut simplement... Quoi? deux lignes sévères.
// écrit.
« Je n'irai pas chez toi demain, j'ai des affaires. »
// signe et sonne.
Et j'irai I c'est superbe, on ne m'attendra pas. Et j'irai! Je les tiens !
SCÈV^E XIII LA HANTERIE, UN DOMESTIQUE,
le domestique, entrant.
Monsieur?
LA HANTERIE, à part.
Parlons plus bas.
Au domestique.
Portez ceci.
Le domestique sort. — Seul.
Vraiment la ruse est infernale, Mais tout disparaîtra demain dans le scandale. Ah ! beau-frère! tu veux enrichir ta maison ! Monsieur mon fils se prête à la combinaison;
40 LHERBAGER
Il s'est laissé voler son cœur, cet imbécile! Il partira. Je vais l'éloigner. C'est facile.
// s'assied et écrit, tournant le dos à la scène.
SCÈC^E XIV LA HANTERIE, OCTAVE.
octave entre et parle en désignant son père.
Le nouveau conseiller élabore un discours.
Ah ! s'il nous eût suivis : dans leurs champs, dans leurs cours
Les paysans sortaient, pour nous faire au passage
Des signes, des saluts plus profonds que d'usage.
Nous trouvions des amis tout le long du chemin.
De l'oncle Beaufermant beaucoup serraient la main
Avec force, on eût dit de sa propre victoire.
Les Gibory chantaient presque un hymne à sa gloire,
Un éloge à deux voix, dont l'oncle s'ennuyait.
Les grands blés frissonnaient au vent, le ciel brillait,
Le brouillard écartait son voile sur la côte,
Joyeuse, elle était là, nous marchions côte à côte;
Parfois, nous retrouvions aux endroits familiers
Tous nos rêves d'enfants perdus dans les halliers;
Beaucoup d'émotion, beaucoup de fantaisie
Dans nos propos, scrutin, commerce, poésie;
Les oiseaux babillaient et nous faisions comme eux.
Nous avons reconnu le frais pays herbeux,