‹ L'herbier; poésiesChapitre 15 sur 29 · L'^MOU% T^T^TI · texte numérisé non relu

L'^MOU% T^T^TI

Il n'est donc plus, ma pauvrette, Ce triste amour souffreteux.

Le Saint part avec la fête, Qu'il reçoive nos adieux !

Bon Dieu ! quelle triste mine Il nous faisait l'autre jour!

Rien n'est plus laid, j'imagine, Q.ue ne l'est un vieil amour!

Il avait si grande envie De courir les grands chemins, Qu'il nous eût laissé sa vie Et ses plumes dans les mains !

Je me le rappelle encore Aux beaux jours de son printemps, Empourpré de son aurore, Ouvrant l'aile à tous les vents!

Que de fois notre demeure Abrita ce gai mutin, Qui ne connaissait pas d'heure, Ni de soir ni de matin !

A tout son cœur faisait fête, Il eût mangé du pain bis; Tout lui servait de couchette, Il se fût passé d'habits!

D'une seule tromperie Il fit le péché mortel, Quand il nous dit, ma chérie :

« Enfiints, je suis éternel ! »

Éternel ! nous devions croire Le garder au moins deux ans, Mais, hélas ! c'est de l'histoire.

Il vécut juste un printemps !

Pourquoi t'envoler si vite, Blond enfant capricieux?

Tout au moins quand on se quitte Vient-on faire ses adieux !

Rien que ta voix douce et tendre Suffisait pour nous charmer, Et si nous pouvions l'entendre Nous pourrions encore aimer!

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