‹ L'hérédité dans les maladies du système nerveuxChapitre 1 sur 109 · DE MA MÈRE · texte numérisé non relu

DE MA MÈRE

DU MÊME AUTEUR

Note sur l’état de la moelle épinière dans un cas de pied bot équin.

( Arch . de Phys, norm.et patliol ., 1875.)

Recherches expérimentales sur l'action des courants induits dans l’atrophie musculaire observée chez les animaux après la section du nerf sciatique. (Soc. de Biologie , 1875.)

Recherches sur la dégénérescence des nerfs séparés de leurs centres trophiques, avec 1 pl. En collaboration avec M. Cossy. ( Archiv . de Physiol. norm. et pathol . 1875.)

Sur l’existence d’altérations des nerfs cutanés, dans un cas de pemphigus, observé chez une femme atteinte de paralysie générale.

(Compt. Rend, de l’Ac. des Sc. 1876 et Arch. de Phys. norm. et pathol. 1876.)

Atrophie musculaire dans un cas de syphilis maligne précoce, avec 1 pl. (Arch. de Physiol. norm. et pathol. 1876.)

Sur un cas de paralysie ascendante aigüe. En collaboration avec M. Goetz. (Arch. de Physiol. norm. et pathol. 1876.)

Recherches sur les lésions du système nerveux dans la paralysie diphthéritique, avec 1 pl. (Arch. de physiol. norm. et pathol ., 1878.) Travail couronné par la Société anatomique, prix Godard 1879.

Sur l’existence d’un tremblement réflexe du membre sain, chez certains hémiplégiques. (Compt. rend, de l’Ac. des Sc., 1878.)

Note sur l’état de la moelle épinière, dans deux cas de paralysie infantile, (Soc. anatomique , 1878.)

Recherches sur l’état de la moelle et des nerfs du moignon chez les amputés d’ancienne date. En collaboration avec M. Mayor. (Soc. de Biologie, 1878).

Recherches anatomo-pathologiques et expérimentales sur l’embolie graisseuse, dans les altérations osseuses. ( Progrès médical 1878 et Soc. de Biologie 1879.)

Recherches sur les lésions du système nerveux dans la paralysie saturnine. (Soc. de Biologie , 1879.)

Recherches sur les lésions du système nerveux dans la paralysie ascen-

DU MÊME AUTEUR

dante aiguë. (Th. inaug., Paris, 1879.) Travail couronné par la Faculté de médecine. Médaille d’argent 1879.

Du bruit de galop par dilatation du ventricule droit, à propos d un cas observé chez un malade atteint de bronchite chronique avec emplysème. (Soc. anatomique 1879.)

Hémichorée post-hémiplégique et hémi-anesthésie sensitivo-sensorielle. Absence de lésions. (Soc. anatomique , 1880.)

Myocardite interstitielle chez une chloro-anémique. Embolie cérébrale. Embolies périphériques. (Soc. anatomique 1880.)

Sur un cas d’aphasie sensorielle. — Cécité verbale avec lésion du pli courbe. (Soc. de Biologie, 1880.)

Sur un cas de méningite bulbaire, survenue chez un individu atteint de paralysie diphthéritique du voile du palais. En collaboration avec M. Barth. (Arch. de Phys. norm. et pathol., 1880.)

Recherches anatomo-pathologiques et cliniques sur les altérations nerveuses 1° dans certaines gangrènes, 2° dans la lèpre, avec 1 pl. En collaboration avec M. Leloir. (Arch. de Phys. norm. et pathol., 1881.)

Sur l’existence d’altérations des nerfs cutanés dans l’exanthème pellagreux. (Compt. rend, de l’Ac. clés Sc., 1881.)

Sur l’existence d’altérations des nerfs cutanés dans les eschares survenant pendant le cours d’affections de la moelle épinière et du cerveau. (Arch. de Phys. norm. et pathol., 1882.)

Sur une forme particulière et curable de myélite centrale diffuse chroniqne. Myélopathie ayant des symptômes analogues à ceux de la myélite centrale diffuse chronique, et se terminant par la guérison.

( Revue de Médecine, mars-avril 1882.)

Des paralysies générales spinales à marche rapide et curables. En

collaboration avec M. L. Landouzy. ( Revue de Médecine, août et décembre 1882).

Sur l’existence d’altérations bulbaires chez les ataxiques à crises laryngées. En collaboration avec M. L. Landouzy. (Soc. de Biolog., 1882.)

Des altérations des nerfs cutanés chez les ataxiques, de leur nature périphérique et du rôle joué par ces altérations dans la production des troubles de la sensibilité que l’on observe chez ces malades.

(Arch. de Phys. norm. et pathol., 1883.)

Étude anatomique et clinique sur la paralysie labio-glosso-laryngée.

Avec 1 pl. (Arch. de Phys. norm. et pathol., 1883.)

Étude sur le nervo-tabès périphérique. Ataxie locomotrice par névrites périphériques, avec intégrité de la moelle épinière, des racines postérieures et des ganglions spinaux. (Arch. de Phys. norm. et pathol., 1884.)

DU MÊME AUTEUR

Étude sur la sclérose en plaques, à forme de sclérose latérale amyotrophique (avec fig.). ( Revue de médecine 1S84).

Recherche des bacilles dans la tuberculose calcifiée et caséo-calcifiée.

( Revue de médecine , 1884.)

De la myélité aiguë centrale survenant chez les syphilitiques, à une période rapprochée du début de l’infection. ( Revue de médecine, 1884.)

Note sur un cas de pneumonie caséeuse pseudo-lobaire, avec absence de bacilles dans l'expectoration. En collaboration avec M. Babinski.

( Revue de médecine 1884.)

De l’aphasie et de ses différentes formes. Étude de séméiologie et de physiologie pathologique. Leçons cliniques faites à l’Hôtel -Dieu. {Semaine médicale, nos 44 et 47, 1884.)

Des paralysies alcooliques. Leçon clinique faite à l'Hôtel-Dieu. ( Gazette des Hôpitaux, 25 octobre 1884.)

Sur l’existence d'altérations périphériques des nerfs moteurs dans les paralysies musculaires des tabétiques. (.Soc. de Biologie, 1884).

Du rôle joué par la méningite spinale postérieure des tabétiques, dans la pathogénie des scléroses combinées, avec 1 pi. ( Arch . de P/igs. norm. et pathol., 1884.)

Étude sur l’aphasie dans les lésions de l’insula. ( Revue de médecine, 1885.)

De la myopathie atrophique progressive. Myopathie héréditaire sans neuropathie, débutant d’ordinaire dans l’enfance par la face. En

collaboration avec M. L. Landouzy. ( Compt . rend, de l’Ac. des Sc. Janvier 1884, et mémoire de 152 pages, avec 18 figures en photogravure et 3 tableaux généalogiques. Extrait de la Revue de médecine, février-avril 1885.)

Sur la désintégration granuleuse de la fibre musculaire cardiaque, comme cause de mort subite dans la fièvre typhoïde. (Soc. de Biologie, 1885.1

INTRODUCTION

Dans les sciences biologiques, il existe deux méthodes d’étude assez différentes l’une de l’autre. La première, consiste dans l’observation pure et simple des faits qui tombent sous nos sens; la deuxième comprend, la recherche des lois générales auxquelles sont soumis les faits observés.

Ces deux méthodes, qui correspondent à des modalités particulières de l'esprit humain, ne sont point exclusives l’une de l’autre, et Darwin a montré que l’on pouvait être tout à la fois, un observateur éminent et un généralisateur génial.

En médecine, l’une ou l’autre de ces tendances a prédominé suivant les époques. Aujourd’hui, plus que jamais peut-être, on est dans la voie de l'observation pure, de l’analyse des symptômes, de la recherche des lésions anatomiques. Aujourd'hui l’observation directe des faits est poussée jusqu’à ses dernières limites, et cela grâce aux perfectionnements de tous genres,

INTRODUCTION

que la science moderne met chaque jour à notre disposition.

Les brillants résultats que nous devons à la méthode d’observation, base fondamentale de toutes les sciences, ne seraient que d’une valeur relative, s'ils n’étaient reliés entre eux, par les lois générales qui régissent et gouvernent les manifestations vitales, à l’état normal comme à l’état pathologique, et qui ressortent au domaine de la physiologie et de la patholo-

gie générales.

L’étude des maladies n’est point, en effet, uniquement objective; elle consiste aussi dans la recherche des causes qui les engendrent, dans l’étude des relations qu’elles peuvent affecter entre elles, dans l'analyse des modifications qu’elles exercent les unes sur les autres.

Aujourd’hui, plus que jamais, il importe d’étudier, à côté de la maladie, le terrain sur lequel elle évolue, ce dernier ayant en effet, suivant chaque individu, une façon de réagir éminemment variable, vis-à-vis d'une cause morbide semblable : c’est dans des dispositions le plus souvent héréditaires, quelquefois acquises, que l’on trouve la cause, la raison d’être de ces différences.

Certes, la notion du milieu dans lequel vit l’individu, joue un rôle important dans la façon dont se comporte et réagit son organisme, vis-à-vis des influences extérieures, mais dans la grande majorité des cas, le fac-

INTRODUCTION

leur du milieu, est subordonné à un autre bien plus important, à celui de l’hérédité.

Rien n’est plus frappant pour la démonstration de cette proposition, que l’étude des maladies du système nerveux; à chaque pas on y voit, en effet, éclater pour ainsi dire, l'importance de l’influence héréditaire, et on le verra d’autant plus à l’avenir, que l’attention aura été davantage attirée de ce côté, et que la recherche des antécédents aura été faite avec plus de soin. Le groupe des affections nerveuses acquises de toutes pièces, ira toujours en diminuant, du moins pour la grande majorité d’entre elles, et les relations qui les unissent, les métamorphoses qu’elles subissent par le fait de la descendance, seront de plus en plus manifestes aux yeux des cliniciens.

Montrer le rôle immense que joue l’hérédité, dans les différentes maladies du système nerveux, rechercher si la plupart ne dérivent point d’une souche commune, et ne sont point des variantes d’un même type d’origine ancestrale, tel est le but du présent travail.

L’HÉRÉDITÉ

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