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latine, la grossesse et l’accouchement, ne jouent clans la pathogénie des accidents qu’un rôle de causes déterminantes. C’est surtout l’éclampsie puerpérale qui en fournit la démonstration, car on la voit souvent se manifester chez des sujets qui ont des antécédents hystériques, et surtout éclamptiques, développés à différentes époques de la vie sous l’iniluence des causes précédentes. En outre, l’éclampsie puerpérale peut passer pour ainsi dire à l’état chronique, et se manifester plus tard par des symptômes d’épilepsie vulgaire ».
En résumé ici encore, c’est l’hérédité nerveuse qui est en cause, et il est fort probable qu’il en est de même dans les différentes formes cliniques de l’urémie, autres que celles qui dépendent de la grossesse ou de la scarlatine. Pour faire de l’urémie convulsive à la suite d’une lésion rénale quelconque, il faut y être prédisposé; et c’est dans cette prédisposition, qu’il faudra désormais chercher une explication de ce fait clinique bien connu : à savoir que tous les albuminuriques, ne sont point nécessairement atteints de manifestations nerveuses, convulsives ou comateuses. Une interprétation analogue, me paraît pouvoir être admise, pour l’éclampsie des saturnins et des alcooliques.
Le spasme de la glotte se rencontre aussi fréquemment chez les héréditaires, Eandouzy, a tout particulièrement insisté sur ce fait, et montré que c’est une affection, « dont le déterminisme vrai est dans la nervosité de l’enfant, c’est ce qu’ont montré les observations de Kopp, Caspar, Trousseau, qui citent des familles dans lesquelles, les enfants, à propos de causes occasionnelles variables, avaient tous eu des attaques de spasme glottique.
Les enfantspris de spasme de la glotte, sont des enfants nerveux, dont l’accès glottique n’est qu’une des premières
160 L’HÉRÉDITÉ DANS LES MALADIES
manifestations de leur nervosisme héréditaire. Pris de spasme de la glotte à 1 an, ces mêmes enfants feront, à propos de fluxions dentaires, des convulsions à 2 ans, des convulsions et du délire à5 ans, àpropos de fièvres éruptives; du délire à propos d’une fluxion de poitrine (pneumonies cérébrales de IL Roger), ces mêmes enfants, devenus adultes, se révéleront encore et toujours nerveux, et ne pourront faire, ni fièvre poly-articulaire ni fièvre typhoïde, sans présenter des accidents cérébro-spinaux. Le spasme de la glotte a été chez ces héréditaires, le premier anneau de la chaîne nerveuse » (1). Le tableau suivant que je dois à Landouzy, en fournit un exemple très net.